TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE C II I RURG IG A UE
4“ Les grelTcs par approche ^ provcrianl du même sujet, sont exeellentes quand la perte de substance est irréparable par tout autre procédé. 5° Les grctles cutanées par transplantation totale donnent d’exeel-
Fig. 477- — Extirpallon d’une tumeur triangulaire. Tracé des incisions.
lents résultats immédiats, mais sont sujettes à la rétraction et même à la résorption.
6“ Les greffes dermo-épidermiques, soit en larges plaques, soit par petits fragments, donnent des eieatrices épidermiques assez satisfaisantes, mais qui ne présentent pas la souplesse de la peau normale. Ces greffes ne doivent donc être employées que lorsque Tau toplastie directe et l'hétéroplastie sont matériellement impraticables.
7“ Les opérations autoplastiques directes ou par contribution des
Fig. 478. Suture. On placera d’abord les points i, 2, 3 et ainsi de suite.
tissus voisins ne sont possibles que dans les régions où les téguments sont assez lâches pour permettre un glissement partiel. Une perte de substance au niveau du talon est à peu près irréparable par autoplastie directe, si elle présenté quelque étendue.
8“ Incisions compensatrices. — S’il est impossible d’obtenir, aux dépens des tissus voisins, une étendue suffisante de téguments pour combler la perte de substance, on peut y remédier en mobilisant les
TECHNIQUE OPÉRATOIRE GÉNÉRALE. 433
lambeaux par une ou plusieurs incisions compensatrices, que l’on laissera cicatriser à plat.
La technique des autoplasties varie donc à rinfini, comme la forme et l’étendue des pertes de sub- .
stance qui exigent la répara- A
tion, et elle doit être modifiée , / \
suivant la conformation ana- / \
tomique de la région.
Ainsi, à la région frontale
et au sommet de la tête, il ï ii
est impossible d’extirper une A
bande cutanée transversale de
plus de 25 à 3o millimètres de \ /
largeur. \ /
La suture des incisions au- \ /
toplastiques doit être faite, y
d’ailleurs, suivant une règle x. •
. Fig. 479- — Extirpation dune tumeur cutanee
immuable. Ln piemiei n , par plusieurs incisions en étoile,
serait-ce dans le cas le plus
simple (fig. 474 et 476), doit réunir les points médians des deux lèvres de la plaie, puis on rapproche les points intermédiaires entre
Fig. 48o. - Suture de la plaie. F-- 48x. - Aspect de la suture
On placera d’abord les points i, 2. après la pose des points 3 et 4.
le milieu de la ligne de réunion et les commissures, et ainsi de suite. On obtient ainsi l’adaptation parfaite de la ligne de réunion la p us courte h la lèvre opposée plus étendue, et il est rare qu en arrivant
traité de thérapeutique CiriRUR{;iGALE.
aux commissures il soit nécessaire de réséquer, pour éviter un pH disgracieux, un petit triangle cutané exubérant.
Supposons l’autoplastie représentée lig. 476, on réunira d abord les milieux des ineisions en i, puis on placera successivement les points 2, 3, 4, 5, 6, 7.
Pour l’autoplastie des lèvres, il faut réunir à points séparés la
Fig. 482. — Résection en Y Fig. 483. — Coupe du plan de réunion,
d’un petit cancroïde de la lèvre inférieure. montrant les sutures muqueuses et cutanées.
muqueuse et la peau ; dès que la muqueuse est réunie dans toute sa partie profonde, il faut placer deux autres points qui arrêtent la configuration du bord libre. On termine ensuite la suture de la peau comme il est indiqué plus haut.
Les parois de la cavité buccale prêtent admirablement, à Texception de la peau du menton, aux réparations autoplastiques.
Les incisions les plus employées à la face sont représentées dans les
Fig. 484- — Suture de la lèvre.
Mauvaise coaptation par des points cutanés profonds passant au voisinage de la muqueuse.
Fig. 485. — Suture de la lèvre.
Bonne coaptation par la suture isolée de la muqueuse et de la peau.
fig- 474 à 481. Les incisions en étoile sont indiquées quand la portion de tégument qui doit être extirpée présente une configuration analogue (ulcération tuberculeuse, etc.). La réparation des pertes de substance de la racine du nez se fait assez bien, grâce au déplaeement de dehors en dedans d une languette cutanée, taillée entre le pli palpébral et le pli naso-labial (fîg. 519 à 622). La réunion est faite au crin de
Fig. 487. — Résection de la moitié de la lèvre inférieure.
La muqueuse buccale vient d’être suturée à la peau pour reconstituer la li Réunion de la muqueuse au niveau de l’incision en V.
Florence très fin (dit racine anglaise), ou bien à la sole line, avec des aiguilles rondes à suture gastro-intestinale.
La réparation du pourtour des orifices naturels comporte des procédés spéciaux, dont le plus ancien et le plus simple est fincision en V, qui sert à l’ablation des petits cancroïdes des lèvres (fig. 483) et
Fig. 489. — Résection de la moitié de la lèvre inférieure, de la commissure et d une petite partie de la lèvre supérieure par la meme méthode. Tracé des incisions.
Fig. 488. — Résection de la moitié de la lèvre inférieure par la méthode des triangles opposés par le sommet. Tracé des incisions.
au raccourcissement de la paupière inférieure dans le cas de larmoiement par ectropion atonique (fig. 5o6).
Ce meme procédé de 1 incision en 4 peut élre combiné, pour la réparation partielle ou totale de la lèvre inférieure, à l ablalion unila-
Fig. 490. Aspect de la suture terminée.
muqueux buccal qui sera suturé à la peau pour reconstituer le bord libre de la lèvre.
' e ou bilatérale d un triangle cutané isocèle à base horizontale à c rorte et a gauche de l'orifice buccal. L'ablation de ce triangde cutané un seul ou des deux côtés permet, en suturant la plaie comme l'indrquent les figures 488 à igS. et en rabattant en avant de chaque côté
iférieure.
Résection de la moitié de la lè Aspect de la suture terminée.
Fig. 494- — Résection totale de la lèvre inférie Tracé .schématique des incisions.
On voit, à la base des deux triangles latéraux, où la peai les petits lambeaux de muqueuse buccale qui seront peau pour reconstituer le bord libre de la lèvi