‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome premierChapitre 24 sur 153 · I. J. -J. Perret, PI. 128, fig. 9, p. Sgo · texte numérisé non relu

I. J. -J. Perret, PI. 128, fig. 9, p. Sgo

L’HÉMOSTASE ET LE MORCELLEMENT. i33

Royal, en 1707, la ligature des vaisseaux à l’aide des pinces à forcipressure :

(( On pince le bout de l’artère avec un « bec-de-corbin » ou une pincette qui a un anneau pour la serrer et qu’on appelle valet à patin; puis, coulant sur l’instrument jusqu’à l’artère un fil préparé et noué, on le serre d’un double nœud. Afin qu’il ne soit pas poussé hors de dessus le bout du^vaisseau par la pulsation continuelle du sang, il doit

(( Ces pinces à arrêt étaient employées surtout quand le chirurgien, privé d’aide, était obligé de faire la ligature lui-même. »

Nous donnons à l’appui de ces descriptions les dessins, d'après J.-J. Perret^ (1771) Seerig^ (i838), des premières pinces hémostatiques en usage jusqu’il y a une soixantaine d’années. Le « valet à patin », décrit par J.-J. Perret (fig. 66), « était composé de deux branches semblables unies à charnière et munies d’un ressort qui tenait l’instrument toujours fermé; l’intérieur des branches était dentelé, et les dents s’ajustaient les unes dans les autres. Cet instrument servait (( à tenir un vaisseau pendant quon faisait la ligature d’un autre. C’est, dit Perret, l’instrument auxiliaire dans l’amputation. » On ne peut exiger une désignation plus claire ni plus démonstrative.

Cet instrument, primitif et grossier, réalisait à peu de chose près

ce-que nous obtenons aujourd’hui des pinces hémostatiques les plus perfectionnées.

Il seivait à arrêter le sang et permettait de ne faire que plus tard les ligatures.

Le valet à patin de J.-J. Perret est bien une pince hémostatique à pression continue. Le ressort puissant qui sépare les deux branches et l’articulation de ces dernières par simple juxtaposition, sans entrecroisement, se trouvent disposés de manière à tenir l’instrument toujours fermé.

Seerig représente un grand nombre de pinces à forcipressure. Les pmees figurées les premières (pl, 4 de Seerig voir notre pl. 6o qui est, comme les quatre suivantes, la reproduction photographique de quelques-unes des planches les plus intéressantes de l’Atlas de Seerig) e qm sont attribuées à Hildan et à Dionis (fig. dq, 4o et 4.), sont dillé rente du vale a patm de J.-J, Perret, en ee sens que leurs branches sont croisées. Le ressort sert ainsi non plus à en rapprocher les mors.

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