Perret. Pl. laS, %. 20 et p
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mais à les tenir écartés à Fétat de repos. La pince de Hildan (fig. 3g et 4i), lorsqu elle est mise en place à l’aide de la main, peut être fixée à Faide d’un anneau ovalaire très aUongé qui termine Fune des branches et vient s’engrener, à la volonté du chirurgien, sur une crémaillère latérale en écheUe, taillée à l’extrémité de l’autre branche.
La planche i3 de Seerig (v. pl. 6i) représente plusieurs modèles de pinces à ressort à branches non croisées et à pression continue, analogues comme disposition au valet à patin de Perret. Ces instruments sont attribués à Heister (fig. 9 et 18), à Bramhilla (fig. 10), à Paré (fig. 12), à Garengeot (fig. 17), à Schmucker (fig. 22), à Steidele (fig. 24).
D autres modèles, à branches croisées et munies ou non d’un ressort pour les tenir ouvertes, sont attribués à Paré (fig. ii et i3), à Guillemeau (fig. 16), à Mauro-Solda (fig. 21).
La première pince à branches croisées et à ressort qui ait été munie d un anneau destiné à en serrer les mors à mesure qu’on Féloignait du point d’entre-croisement, semble due à Dionis (fig. i4), qui d ailleurs, comme nous 1 avons vu, décrit dans son cours d’opérations ce mode d’arrêt du valet à patin.
Pinces hémostatiques à anneaux avec arrêt facultatif.
Heister eut le mérite de terminer les branches de ces instruments d hémostase par des anneaux, à l’exemple des ciseaux et de la pince déjà employés pour les pansements. Le modèle de Heister (pl. i3, de Seerig, fig. 20, pl. 61) est une véritable pince hémostatique à anneaux, munie d’un arrêt. Les mors sont dentelés, et leur bord externe est taillé obliquement, pour mieux conduire la ligature. Un ressort tient les branches constamment écartées. Un anneau ovalaire qui se trouve, lorsque la pince est ouverte, au niveau de l’articulation, sert à fixer les mors rapprochés lorsque la pince est placée sur le vaisseau levé. Il suffit, à cet effet, de maintenir rapprochés les anneaux de 1 instrument tenus avec le pouce d’une jiart, l’index ou le médius de 1 autre, et de faire glisser l’anneau fixateur vers les extrémités de la pince. Ce mode d’arrêt fut dopté pour d’autres modèles de pinces ou tenettes (pl. 112 de Seerig, fig. 3 à 6; Sharp, fig. 65 et 66; Heister fig. 3i). Nægele imagina à son tour une pince porte-aiguilles à anneaux et à crémaillère (fig. 67).
Pinces à verrou.
D’autres chirurgiens enfin, Percy (pL 6i, fig. 25), Bell (fig. 26), Bruningshausen (fig. 28), de Graefe (fig. 3o), Sdinetter (fig. 82), Savigny (fig. 35), préféraient les anciennes pinces à pansement à res¬
sort, qu’ils munirent de divers systèmes d’arret à glissière (pl. 61).
Unger (fig. 89), Meyer (fig. 4o, pl. 61), Fricke (pl. 16 de Seerig, fig. 33, 34, 35, 36 et 87) (pl. 63), imaginèrent enfin le type de pinces à verrou telles que les emploient encore à l’étranger certains chirurgiens. Le bouton qui commandait le verrou servait eiF'même temps à chasser la ligature, et se trouvait disposé à l’extrémité de la pince (Colomhat, fig. 12 et 1 3, pl. 16).
L’HÉMOSTASE ET LE MORCELLEMENT
La même préoccupation , de chasser la ligature au delà de l’instrumenL est évidente à Taspect des mors des pinces de Bramhilla (pl. i3, fig. lo), de Guillemeau (fig. i6), de Garengeot (fig. 17) et de Heister (fig. 20).
Tenaculums et pinces à verrou munies d antennes porte-Jil.
On avait construit dans le même but des tenaculums à glissière, tels ceux de Weinhold (pl. i3, fig. 55) et de Bogoslowsky (fig. 56), de Paland (pl. i4 de Seerig, fig. i, 2, 3, 4), de Graefe (fig. 8, 9, 10), de Blœmer (fig. ii), et des pinces à verrou munies de véritables antennes, Paland (fig. 5), Fœrster (pl. 62, fig. 5, 6 et 7), etc., etc.
Aiguilles pour les sutures et les ligatures.
a) Aiguilles courbes sur le plat. — La même pl. i4, de Seerig, représente des aiguilles à manche, très analogues à notre modèle actuel
Fig. 70, 71, 72, 73.
pour les sutures profondes, et dues à Louis (fig. 20), à Goulard (fig. 26, 32, 33, 34) et à Savigny (fig. 36, 5i, 55, pl. 62).
Les aiguilles simples, droites ou courbes, servaient à pratiquer les ligatures médiates ou bien, comme le recommande Dionis (voir plus haut), à assurer la fixité du fil par la transfixion du vaisseau au-dessous d’une première ligature et par l’application d’un second nœud.
h) Aiguilles courbes sur le champ. — Boyer (pl. 61, fig. 2, 3, 4), Garengeot et Deschamps (pl. 17 de Seerig, 65 et 71, fig. 70 et 71), employaient, soit pour les Hgatures, soit pour les sutures, des aiguilles courbes sur le champ, très analogues à celles que l’on attribue à Hagedorn.