ÉCRASEMENT LINÉAIRE
L’ écrasement linéaire , imaginé par Chassaignac , était déjà depuis longtemps réalisé par les différents types de serre-nœud.
L’écraseur de Chassaignac ne diffère du serre-nœud de Graefe et de Maisonneuve que par la substitution au fil métallique d’une chaînette à maillons mobiles. L’instrument de Chassaignac était remarquable par la perfection avec laquelle il assurait l’hémostase entre les mains
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j46 traité de thérapeutique chirurgicale.
de ceux qui savaient le manier avec toute la méthode et toute la
patience requises. , . i, ,
Nous avons déjà signalé, à propos de Maisonneuve, 1 abus qui a été fait de ces instruments, avec lesquels on exécuta jusqu’à des amputations de sein ou de cuisse.
Verneuil pratiquait encore, en i885, dans le cas de cancer, l’amputation de la langue avec l’écraseur. La chaîne glissait d’habitude, malgré les broches d’acier qui devaient la retenir, et l’opération demeurait incomplète, de telle sorte que l’alfection récidivait immédiatement, ou, pour mieux dire, continuait sans que la plaie, devenue cancéreuse, puisse se cicatriser.
L’emploi du serre-nœud et de l écraseur aA^ait pour objectif de provenir, en obturant les artères et les veines, l’invasion menaçante de la septicémie.
Ces instruments sont aujourd’hui presque oubliés. Le serre-nœud est demeuré quelque temps en faveur pour l’amputation supra-vaginale de l’utérus. Hégar lui substitua le fil élastique, qui fut à son tour abandonné.
Si la constriction à l’aide d’un fil d’acier ou de platine rougi par l’électricité ne demeurait pas un des procédés les plus simples pour l’extraction des polypes muqueux des fosses nasales, le serre-nœud aurait disparu complètement de 1 arsenal des spécialistes eux-memes.