‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome premierChapitre 4 sur 153 · PASTEUR ET LISTER · texte numérisé non relu

PASTEUR ET LISTER

L’enseignement de la chirurgie comporte :

L’étude des affections justiciables d’un traitement opératoire ;

2° La description des opérations et de tout ce qui s’y rattache : installation antiseptique, instrumentation, soins à donner aux malades avant et après l’intervention du chirurgien, etc., etc.

La première partie constitue la pathologie chirurgicale.

La seconde, la technique chirurgicale, ou la pratique de V art de la chirurgie.

Le nombre croissant des traités de pathologie externe contrastant singulièrement avec la pénurie des livres destinés à la description des opérations proprement dites, nous voulons combler cette lacune.

Notre Technique chirurgicale comprend l’ensemble des connaissances indispensables pour l’exercice de la chirurgie.

Ce livre est le complément du Précis de manuel opératoire de Farabeuf.

Le bvre de Farabeuf est en effet, pour employer les expressions du maître, un traité T enseignement professionnel manuel destiné à V éducation de la main.

Farabeuf s’est volontairement limité « à la description des opérations réglées, qui doivent être enseignées et répétées sur le cadavre avant d’être abordées sur le vivant ». Anatomiste passionné, Farabeuf

:. Juillet 1897. (Masson et C“, Éditeurs.)

n'a jamais pratiqué la chirurgie, et « n’a pas \oulu aborder les opérations spéciales, qu’il n’en avait pas l’expérienee ».

Les opérations sjjéciales méritent à leur tour d’être soumises à une technique bien déterminée, et assez parfaite j)our ne comporter, dans les cas particuliers, que des modifications de détail. Les ligatures et les amputations, qui seules ont été jusqu’ici considérées comme des « opérations réglées », ne sont-elles pas soumises, lorsqu’on les pratique sur le vivant, à des modifications de technique très analogues

On opère sur le cadavre pour « se faire la main » ; on ne doit opérer sur le AÛvant que lorsqu’on possède déjà l’habileté manuelle exigible de tout chirurgien.

Ce livre est donc destiné non plus à l’élève, mais aux praticiens, et les opérations qu’il renferme ne sauraient être tentées sur le cadavre.

« On répète sur le cadavre, disait ChassaignacS une ligature d artère, une amputation; on ne répète pas une opération de hernie étranglée, une ablation de tumeur. »

Pour les mêmes raisons, on ne peut s’exercer utilement sur un sujet d amphithéâtre ni à l’hystérectomie vaginale, ni à la craniectomie.

Vérifiez, si vous en sentez le besoin, avant de tenter votre première hystérectomie, les rapports de l’utérus normal avec la vessie et les ureteres. Mais à quoi bon extirper sur le cadavre un utéms qui ne vous donnera aucune des sensations visuelles ni tactiles que vous éprouverez ensuite sur le vivant? Débutez par un cas facile, et vous éviterez à la fois de perdre votre temps et de vous salir inutilement les mains.

Voulez-vous vous familiariser avec le maniement de mes instruments pour la chirurgie des os.^ Il est inutile de tenter une craniectomie sur le ca avre ou vous ne pourrez vous faire aucune idée ni de la vascularisaüon de la couche sous-cutanée, ni du peu d’adhérence du péricrâne

Celui qui aborde de telles opérations doit posséder déjà une certaine expeiiencede la chirurgie générale. Il lui suffira donc de s’exercer au maniement tout spécial des fraises, des mortaiseuses et des scies ■ le moindre fragment d’os desséché suffit à cet effet.

Faites macérer quelques heures dans une solution d’aldéhyde for- '

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