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I. Dict. fjéa. Sc. méd. A. BounsiEn, p

L’anse galvanique, qui lut en grande faveur à Paris il y a une quinzaine d’années, ne sectionnait sans hémorragie que certains tissus. L’anse gahanique arrête mieux que l’écraseur l’écoulement sano-uin des petits vaisseaux, mais elle sectionne sans les oblitérer les artères d’un certain calibre, qu’elle coupe.

La torsion, qui rebrousse dans l’intérieur des artères, sur une longueur de plusieurs millimètres, les deux tuniques internes, n’est-elle pas elle-même insuffisante dans certains cas

Les résultats de chacune de ces méthodes d’hémostase : écrasement linéaire, section lente au serre-nœud, section à l’anse galvanique, torsion, dépendent beaucoup de la nature des tissus.

L’écraseur n’oblitère parfaitement les artères d’un certain calibre que si le vaisseau est sain et entouré de tissus celluleux susceptibles de s’étirer et de s’effiler en s’agglutinant, avant que la section ne soit complète; l’oblitération des grosses artères demeure plus que problématique, malgré le plissement et le refoulement des tuniques interne et moyenne, démontré expérimentalement sur la carotide du bœuf.

Chassaignac et MaisonneuAœ se trompaient particulièrement en croyant que leurs méthodes oblitéraient les orifices des A^eines et empêchaient ainsi la « résorption du pus »; les parois des veines ne se prêtent guère à ce mode d’oblitération, qui ne s’observe que sur les artères de petit calibre, à gaine celluleuse épaisse et résistante.

Ces inconvénients de l’écrasement linéaire n’étaient que trop évidents. J’ai vu employer l’écraseur de Chassaignac à Reims, par mes maîtres Galliet, Décès, Gentilhomme, à Paris par Verneuil, par Després. Le serre-nœud de Maisonneuve, modifié par Cintrât, ou serrenœud à tête mobile, était alors entre les mains de Péan d’un usage commun dans l’hystérectomie abdominale.

Les chirurgiens qui appliquaient à l’ovariotomie puis à l’hystérectomie 1 étranglement du pédicule à l’aide de l’écraseur ou du serrenœud se contentaient toutefois de réduire le volume de ce pédicule et d en préparer en quelque sorte la section ultérieure par cette con- Striction énergique .

La ligature métallique était laissée en place, et le pédicule fixé hors du ventre.

L’élimination se faisait en deux ou trois semaines et la plaie se fermait par réunion secondaire.

J ai fait construire en 1889, pour supprimer dans f hystérectomie supra-cervicale l’emploi du serre-nœud ou du fil élastique, un clamp a VIS de rappel qui pouvait être laissé en place. Je lui substituais

L’ÉCRASEMENT ET L'HÉMOSTASE.

d’habitude une forte ligature de soie. L’élimination du pédicule, lorsque la constriction avait été suffisante, était aussi rapide qu’aprèsl’emploi du serre-nœud ou du fil élastique.

Ces méthodes, à la fois compliquées et imparfaites, devaient bientôt céder le pas à une technique plus simple et plus rationnelle.

l’écrasement extemporané de doyen diffère absolument de l’écrasement linéaire de CHASSAIGNAC

Le terme écrasement a été employé assez improprement par Ghassaignac en i855 pour désigner sa méthode de section des tissus par l’action d’une chaîne articulée.

Ghassaignac oblitérait les vaisseaux par étirement et non par écrasement, et la chaîne de l’écraseur linéaire était incapable, malgré la lenteur de l’opération, d’oblitérer sûrement des artères de calibre restreint, lorsque, au lieu de se trouver entourés de tissus cellulo-fibreux susceptibles de s’étirer, les vaisseaux étaient englobés dans des tissus friables et sans cohésion.

Ghassaignac a simplement perfectionné la méthode de Maisonneuve. Son instrument, grâce au mode d’action de sa chaîne articulée, qui agissait par le mouvement alternatif de va-et-vient du double cliquet de l’instrument, à la manière d’une véritable scie, pouvait sectionner des tissus trop résistants pour l’anse métallique du serre-nœud de Maisonneuve.

L’écraseur linéaire de Ghassaignac sectionnait les tissus en les étranglant sur une surface de 2 à 3 millimètres seulement. U écrasement, s’il est linéaire, se confond avec la section.

Il n’y a donc aucune analogie entre le mode d’action de Y instrument de Ghassaignac Qi les effets réalisés par l’emploi de mes différents modèles d’écraseurs, qui, eux, ne coupent pas, car ces instruments agissent en réduisant par une pression considérable 1 épaisseur des tissus interposés et en agglutinant sur une étendue de 6 à 10 millimètres les feuillets cellulo-fibreux, qui seuls subsistent entre leurs mors.

Le tissu adipeux, le tissu musculaire, le tissu élastique se trouvent entièrement écrasés entre les mors de 1 instrument et les feuillets cellulofibreux, qui seuls sont susceptibles de supporter sans se rompre cette pression considérable de 5oo à 2 000 kilogrammes, s agglutinent en quelques instants en une lamelle de i quart à i demi-millimètre d’épaisseur ; cette lamelle organisée prend au bout de quelques minutes, lorsqu’elle s’est suffisamment déshydratée, une consistance dure et presque cornée..

TR4.1TÉ DE thérapeutique C JII RD R U J A LE.

Éï\ï \CTUEL DE LA MÉTHODE DE l’ÉCKASEMENT EXTEMPORANÉ

La méthode de l’Écrasement extemporané S telle que je l’ai présentée en 1897 au Congrès international de Moscou, n’a pas été sensiblement modifiée depuis cette époque.

Cette méthode consiste à réduire en quelques secondes, avec l’aidé

^Fig. i52. — I, 2 et 3. Pinces à grande multiplication. 4 et 5. Écraseurs petit et grand modèle.

d’instruments puissants, les tissus dont on A'^eut pratiquer l’hémostase, à l épaisseur d’un carton mince ou même d’une feuille de papier.

L’instrument chasse hors de ses mors les tissus friables et sans résistance, pour n’y laisser subsister que le tissu cellulo-fibreux et particulièrement la tunique externe des artères d’un certain calibre.

Les instruments qui servent à pratiquer l’écrasement extemporané sont : 1° Trois types de pinces à anneaux très puissantes ; la pre-

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