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ÊCRASEBIENT EXTEMPORANÉ DES PEDICULES. - L’écraSCUP petit

modèle 4 (%• i52 et i53), qui se manie d’une seule main, suffit dans

la résection du mésentère, dans l’opération de l’appendicite, et en un mot chaque fois que le pédicule à écraser est petit et peu résistant.

Cet instrument peut suffire aussi pour fécrasement et la ligature en masse de l’intestin grêle.

Toutes les fois que le pédicule est volumineux et résistant, on doit se servir du grand modèle — 5 (fig. i52 et i53). Cet instrument est d’un usage journalier dans ma salle d’opérations, qu'il s’agisse soit d’opérations de chirurgie générale, telles que la thyroïdectomie et la néphrectomie, soit d’opérations abdominales, telles que la résection de l’estomac et de l’intestin, rovariotomie, fhystérectomie abdominale et vaginale. L’écrasement extemporané sert à réduiré au minimum possible le volume des pédicules. Le fd est placé exactement dans le sillon produit par l’écraseur.

HÉMOSTASE DES VAISSEAUX DE DIIFÉRENTS CALIBRES.

L EFFICACITÉ DE LA TORSION ET DE LA SIMPLE COMPRESSION DÉPEND DU RAPPORT ENTRE L ÉPAISSEUR DES PAROIS DES ARTÈRES ET LEUR CALIBRE, ET SECONDAIREMENT DE LA NATURE DES TISSUS QUI LES ENTOURENT

L hémostase des arteres dépend avant tout du rapport qui existe entre 1 épaisseur de la tunique moyenne et le calibre du vaisseau.

Aussi les expériences d hémostase sur les petits animaux, sur les chiens meme, sont-elles sans valeur si on veut en appliquer les résultats à la chirurgie. L aorte d’un chien est souvent d’un calibre inférieur à

celui de la fémorale ou de l’humérale de l’homme. La fémorale du chien s oblitèie avec une facilité remarquable. Si l’on ajoute à ces conditions anatomiques de l’hémostase la grande plasticité du plasma sanguin chez cet miimal, on s’étonne que des chirurgiens aient pu conclure de leurs expériences chez le chien à ce qui doit s’observer chez l’homme.

La facmle, dont le calibre est assez constant, est la plus grosse artère dont i oblitération puisse être considérée comme certaine après l’écrasement entre les mors d’une pince du type de la fig. i3o, et encore est-il necessaire que ses tuniques soient parfaitement saines.

le vaisseau ne vient pas à saigner pendant l’application des

.nneau momie retombe, libéré, et 1 index; droit le hxe en poussant le l errou en arrière, à la branche femelle L’éçraseur se manie alors comme une pince ordinaire, n en écarte les branches d’une seule main et dégage le vient d’être soumis à l’écrasement extemporané. Il ne te qu’à appliquer une fine ligature de soie.

sutures de la peau, sa fermeture est satisfaisante. En effet, lorsque le bouchon constitué par le refoulement vers le cœur des tuniques moyenne et interne est insuffisant, la pression du sang artériel ne ■ tarde pas à le dissocier et le sang apparaît.

Deux ou trois applications successives de la pince se montrent alors insuffisantes, et il faut faire la ligature.

Lorsque l’artère doit bien s’oblitérer, elle l’est immédiatement; il est cependant prudent de laisser la pince quelques minutes en place pour obtenir une adhésion intime des deux feuillets de la celluleuse, qui se réunissent sous l’aspect dune lamelle mince et presque desséchée.

Les expériences sur les petits animaux, tels que les chiens, sont sans valeur, parce que leurs artères les plus volumineuses sont trop petites et que le rapport entre l’épaisseur des deux parois et leur calibre calculé en millimètres a P : G se rapproche sensiblement de Lunité, tandis que pour l’aorte de l’homme par exemple, il est de 4 : 12 = T : 3 environ.

Il faut envisager en second lieu la structure des tissus péri-artéricls, dont la plasticité et la cohésion sous l’influence de l’écrasement peuvent suppléer à l’insuffisance des parois vasculaires.

C’est ainsi que l’écrasement avec une pince à grande multiplication suffit pour assurer 1 hémostase des branches de l’artère méningée moyenne dans l’épaisseur de la dure-mère, tandis que la ligature est presque toujours indispensable, ou bien, à défaut de la ligature, le tamponnement du trou petit rond, pour assurer 1 hémostase de l’artère avant son engagement dans l’épaisseur du tissu fibreux dure-mérien.

Les artérioles de l’épiploon et en général toutes les artères qui parcourent le tissu cellulo-adipeux doivent etre liées avec une soie fine, même après 1 application pendant quelques minutes d’une forte pince à demeure, parce que la pression delà pince n’agit que sur les tuniques seules du vaisseau, et que les tuniques des artères de l’épiploon et du tissu cellulo-adipeux sont très minces et très friables.

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