TR4ITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE
plus oppjortun, après une observation pins on moins longue du cas pathologique et d'après une technique bien déterminée.
Le diagnostic de raffection qui exige ropération sera établi avec soin. L'examen du chirurgien portera sur 1 ensemble de l oigamsme; il vérifiera l'état du cœur, des poumons, dn foie, des reins et des autres viscères; l'exploration doit donc être complète.
Les urines seront analysées. On notera la quantité par 2.4 heures, la présence de l’albumine, du sucre, de la bile et l’on dosera durée. La présence d’une petite quantité d’albnmine ou de glycose n’est pas une contre-indication formelle. N’arrive-t-il pas de pratiquer d’urgence et avec succès, après l’écrasement d’un membre, par exemple, ou dans le cas de hernie étranglée, des opérations sanglantes chez des diabétiques et des albuminuriques non soumis antérieurement à un régime rigoureux.^ La constatation du sucre ou de l’albumine -au moment de l’accident exige une antisepsie plus sévère et l’établissement immédiat d’un traitement interne méthodique. On dosera l’albumine par le procédé d’Esbach et le glycose avec le diabétomètre Yvon. Si de tels malades guérissent, à plus forte raison l’intervention est-elle possible lorsque le diagnostic de cCs affections est établi à l’avance. L’opération décidée, le chirurgien a en effet tont le loisir de soumettre préalablement le patient à un traitement interne approprié.
G’est ainsi que l’on compte presque autant de succès que d’opérations lorsqu’on opère des calculs vésicaux et des cataractes chez des diabétiques, après aA'oir pris soin de réduire auparavant la quantité du sucre à un taux aussi faible que possible. Nous avons de même obtenu des guérisons presque inespérées, dans des cas de kystes ovariques ou de fibromes utérins énormes, chez des personnes atteintes de glycosurie ou d’albuminurie.
L’albuminurie peut aussi n’être qu’une comiplication de la maladie qui nécessite l’opération, comme dans certains cas de fibromes utérins; ces albuminuries symptomatiques disparaîtront après l’opération.
Que l’on ait ou non jugé à propos d’instituer un traitement médical préliminaire, le patient doit être soumis, avant l’opération, à un repos complet de quelques jours, puis à l’administration d’un purgatif salin; nous conseillons le plus souvent 3o ou 4o grammes de sulfate de magnésie, additionné de 10 p. 100 de bicarbonate de soude et dissous dans une petite quantité d’ean. La solution, refroidie à la glacière, est, ingérée d’un trait; le malade boit aussitôt après un verre d’eau de \icby, puis quelques tasses de bouillon aux herbes. On peut ajouter à
L’OPÉRATION
la solation saline 3 on 4 moixcaux de sucre et le jus d’un citron ; on obtient ainsi une limonade au citrate de magnésie.
Nos malades séjournent en général à la clinique 48 heures a^ ant l’opération. On les purge le jour de leur arrivée, et le lendemain on les soumet à une diète relative. Dans les cas de fibromes enclavés, deux ou trois purgations successives au cours de la semaine qui précède l’opération sont à peine suffisantes, et l’on observe encore, après l’ablation de la tumeur, de véritables débâcles de matières fécales dures et concrètes.
L’administration, après la purgation, la veille de l’opération, de 6 à lo pilules d’extrait d’opium de i centigramme, est au contraire utile avant les opérations de résection de l’S iliaque ou du rectum.
Les injections de sérum artificiel (eau salée stérilisée à 7 p. 1000) seront répétées pendant plusieurs jours, à la dose de 5oo à 1000 grammes par jour, chez les malades faibles et anémiés. Ces injections relèvent chez eux la tension artérielle et accroissent leur résistance vitale.