‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome quatrièmeChapitre 101 sur 221 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

a5o traité de thérapeutique chirurgicale.

fois à la brûlure de la muqueuse par un suc hyperacide, à la distension des plexus nerveux, et à la contracture reflexe des tuniques musculaires, qui sont en état constant de tonicité. La meilleure preuve clinique de la part qui revient à la contracture des tuniques musculaires dans les phénomènes douloureux de la « dyspepsie llatulente » est le soulagement immédiat qui suit la moindre éructation : 1 estomac diminue quelque peu de volume ; le relâchement correspondant de ses couches musculaires fait cesser momentanément leur contracture spasmodique et douloureuse. Survient-il plusieurs éructations successives et copieuses, la douleur disparaît en quelques instants.

Parmi les troubles réflexes observés chez les dilatés, on a signalé les vertiges, les étourdissements, les troubles de la vue, l’amblyopie et, plus rarement, l’hémiopie et la diplopie. Ces symptômes, qui constituent dans leur ensemble le vertige gastrique, ne sont pas, d’après nos observations personnelles, des signes certains de dilatation et ils s’observent également dans les différentes formes de la dyspepsie.

Les douleurs de la maladie de Reichmann sont donc en grande partie sous la dépendance du spasme pylorique. Les malades provoquent le vomissement, sachant qu’ils ne souffriront plus lorsque l’estomac sera vide. De même, nos opérés ne souffrent plus dès que la création d’un orifice gastro-jéjunal privé de sphincter a assuré la libre évacuation du contenu stomacal.

Nous n insistons pas sur la dilatation symptomatique des rétrécissements cicatriciels ou néoplasiques du pylore ou du duodénum, cette forme étant admise sans conteste. Nous y reviendrons à propos du diagnostic et des indications opératoires.

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