RÉPARATION DU PÉRITOINE VISCÉRAL
Cette réparation se fait en surjet, avec la soie n° 1 et les aiguilles intestinales. S’il s’agit du foie ou de la rate, il faut éviter de déchirer leur tissu, qui est assez friable. On placera, dans ces cas, au contact de la suture, une compresse sèche pour le tamponnement.
Les surfaces saignantes de l’estomac, de l’intestin et du mésentère se réparent très facilement. On exclut la surface saignante, après hémostase, par un surjet avec de la soie n° 1. La plicature du mésentère n’a aucun inconvénient. Les surfaces saignantes de la périphérie del’inteslin, lorsqu’elles ne sont pas très étendues, se réparent également avec de la soie fine et en surjet. Il est préférable de faire un surjet transversal, ce qui produit une valvule connivente artificielle, sans rétrécir le calibre de l’intestin, comme il arrive au contraire si la suture est longitudinale, Lorsque la perte de substance péritonéale est considérable, il faut réparer la séreuse sans prendre garde au rétrécissement de ce segment de l’intestin; on pratiquera ensuite, entre l’anse en amont et l’anse en aval, une anastomose dérivatrice. On peut également faire la résection complète du segment altéré (voir plus loin). Les très petites surfaces intestinales saignantes se réparent très vite par l’application d’une suture en cordon de bourse ou d’une suture longitudinale à un seul plan.