ÉTAT DE RÉPLÉTION PHYSIOLOGIQUE
Dans l'état de réplétion physiologique les aliments obéissent aux lois de la pesanteur. Le pylore se ferme par suite du réflexe normal
Fig. i83. — Estomac de l’adulte Fig. 184. — Estomac dans l’état de répléau début du repas. tion physiologique.
Fig. i85. — Rapports de l’estomac à l’état de réplétion, dans la station verticale.
qui suit l’ingestion des aliments, et ces derniers s’amassent au point le plus déclive, c’est-à-dire dans l’antre pré-pylorique, qui se distend
plus ou moins, au point de s’étendre au-dessous du pylore jusque dans l’hypochondre droit.
Le grand cul-de-sac, qu’il convient de nommer cul-de-sac supérieur
Fig. 186. — Estomac vide au moment Fig. 187. — Id. Réplétion moyenne, où il reçoit les aliments. modification de la petite courbure.
ou phrénique, n’est donc jamais en rapport, dans la station verticale, avec le contenu de l’estomac, et il se trouve en contact exclusif avec les gaz de la cavité gastrique. Ces derniers viennent occuper le point le
Fig. 188. Fig. 189.
Dispositions variées de la petite courbure pendant la réplétion physiologique de l’estomac.
Dans ces figures, le sujet est supposé dans la station verticale.
plus élevé ; ils appliquent étroitement le cul-de-sac supérieur de l’estomac dans la concavité du diaphragme, dont il est séparé en dehors et en arrière par la rate.
En cas d’obstruction pylorique, la distension de l’estomac par les
gaz peut être telle que le diaphragme et les parois chondro-costales se trouvent refoulés en haut.
La petite courbure, qui tendait, dans l’état de vacuité (fig. 186), à se redresser, devient plus concave. L’angle rentrant qui correspondait à la terminaison de l’œsophage s’efface petit à petit et la partie terminale de la petite courbure s’abaisse au-dessous du pylore.
Le grand cul-de-sac, qui ne peut se distendre au delà de la voûte diaphragmatique, ne saurait donc participer que pour une faible part à l’augmentation de capacité de l’organe.