I. Le Cancer, Maloine
vaccination antinéoplasique, d’être incapable de montrer le côté où se trouvait la tumeur. Cette malade avait été traitée pour une tumeur du sein droit grosse comme une noix, avec rétraction du mamelon. Trois ans après le début du traitement on était dans l’impossibilité de reconnaître l’emplacement de la tumeur, car le mamelon était redevenu normal et la palpation la plus minutieuse ne laissait rien percevoir.
S’il se produit un arrêt dans la résorption et si les ganglions augmentent, c’est que l’organisme se trouve incapable de produire la réaction d’immunité. Gela s’observe surtout dans les tumeurs massives et très étendues. Il faut alors intervenir.
Deux cas peuvent se présenter : si la tumeur est bien limitée, j’en pratique l’ablation à dix ou quinze millimètres de ses limites, et je laisse le sein. Je n’ouvre pas l’aisselle, si je n’y perçois pas de ganglions. Ces opérations limitées, et que je nomme parcimonieuses, m’ont donné des résultats remarquables dans des cas d’épithélioma confirmés à l’examen histologique, notamment chez deux malades opérés en 1906 devant le D" Nélaton et qui ne présentent actuellement aucune récidive, malgré une opération partielle, que certains chirurgiens auraient qualifiée d’incomplète et d’irrationnelle.
Lorsque la tumeur est volumineuse et très étendue, il ne faut pas trop compter sur l’efficacité du vaccin. On devra s’efforcer de détruire entièrement le foyer infectieux avant la généralisation. Le meilleur procédé pour prévenir la dissémination des cellules cancéreuses dans l’organisme est la méthode de l’ électro-coagulation thermique. Cette méthode est la seule qui permette de poursuivre les cellules pathologiques à une certaine profondeur dans les tissus sains, particulièrement au voisinage des gros troncs vasculaires, et de les détruire par l’action élective de la chaleur, en ménageant les parois artérielles et veineuses, qui se trouvent maintenues à la température normale par le courant sanguin.
Lorsque l’on connaît bien la technique de l’électro-coagulation, il devient possible de limiter l’effet destructif aux seules cellules néoplasiques, en ménageant les tissus sains. On obtient ce résultat en augmentant la surface de contact de l’électrode par l’interposition d’une poudre métallique très fine, qui assure la dissémination des effets thermiques. La surface de contact doit etre réglée pour obtenir une température pénétrante de 5o à 55°.
traité de thérapeutique ctttrurutcale.