AFFECTIONS DU POIGNET
LÉSIONS TRAUMATIQUES
Les plaies du poignet s accompagnent souvent de sections nerveuses ou tendineuses qui exigent la suture. On ne fera la suture immédiate que si la plaie est aseptique et peut être réunie. Si la plaie est infectée, il faut tamponner et faire rirrigation continue.
En pareil cas, on suturera les nerfs ou les tendons dans une opération ultérieure, après complète cicatrisation.
Fig. 546. — Réparation du tendon de l’extenseur propre de l’index.
Les adhérences cicatricielles des tendons dorsaux ou palmaires se traitent par l’extirpation des tissus fibreux anormaux.
La bande élastique est nécessaire, le moindre écoulement de sang étant susceptible d’obscurcir le champ opératoire.
On prendra soin de l’appliquer du bras vers l’avant-bras, et non pas comme on le fait généralement, de la racine du membre vers son point d’attache; cet artifice provoque l’abaissement des extrémités des tendons sectionnés.
Les tendons doivent être disséqués avec soin, en évitant de les
Fig. 547. — Dissection et allongement des tendons de la main adhérents à une cicatrice vicieuse.
On incise longitudinalement la peau et l’aponévrose et on pénètre profondément avec les ciseaux pour agrandir l’ouverture par divulsion.
LÉSIONS INFLAMMATOIRES CHRONIQUES
OPÉRATIONS SUR LE MEMRRE SUPÉRIEUR. 443
amincir. Lorsqu ils sont rétractés, il est facile d’en obtenir l’allongement par une section très obbque, suivie de réunion a^ ec de la soie fine (T. 1, p. 417)-
Le même procédé pourrait être employé pour raccourcir un tendon allongé après rupture par suite d’une cicatrisation vicieuse dans sa gaine celluleuse.
LÉSIONS INFLAMMATOIRES
LÉSIONS INFLAMMATOIRES AIGUËS
Les phlegmons du poignet sont une propagation des phlegmons des gaines tendineuses de la main. (Voir plus loin.)
KYSTES SYNOVIAUX (GANGLIONS)
Les ganglions ou kystes synoviaux du poignet siègent le plus souvent à la face dorsale. Ils sont très fréquents chez la femme. On tente
d'habitude lecrasement à l’aide du pouce. Lorsque la tumeur résiste, ou qu’il y a récidive, il faut procéder à l’extirpation.
OPÉRATION
L’anesthésie locale à la cocaïne est inférieure à l’anesthésie générale au chlorure d’éthyle parce qu’elle expose à une mauvaise réunion cutanée. Application de la bande élastique.
Temps. — Incision longitudinale de la peau aussi petite que
Fig. 548. — Dissection d’une synovite fongueuse de la main, chez un enfant, avec le bistouri.
possible et découverte du kyste, qui doit être isolé sur toute sa périphérie sans le perforer.
2® Temps. — Résection de toute la partie accessible du kyste, après évacuation de son contenu colloïde ; on pratique enfin l’extirpation de tout ce qu’on peut atteindre de la partie profonde de la poche, et on en complète la destruction avec la curette.
5® Temps. — Suture. Pansement compressif.
SYNOVITES TUBERCULEUSES
Les synovites tuberculeuses vraies du poignet peuvent être limitées à quelques tendons. Cette variété de synovite fongueuse atteint principalement les tendons dorsaux; elle est plus rare que la synovite à grains riziformes, qui atteint la totalité d’une ou des deux grandes synoviales palmaires.
OPÉRATIONS SUR LE MEMRRE SUPÉRIEUR
SYNOVITE FONGUEUSE LOCALISÉE
OPÉRATION
Hémostase préventive avec la bande élastique.
Temps. — Incision longitudinale et découverte du foyer.
2® Temps. — Résection avec l’aide de la pince à grijBfes, du bistouri et des ciseaux, de la totalité de la synoviale envahie, v compris
Fig. 549- — Même cas. La résection des tissus tuberculeux est terminée. Aspect du tendon après la dissection.
ses prolongements profonds. Les tendons Cux-mêmes doivent être dépouillés de leur enveloppe fongueuse et apparaîti'e lisses et nacrés dans toute l’étendue du champ opératoire.
5® Temps. — Réunion sans drainage. Pansement compressif.