TOME III
TRAITÉ DE TJl
topographie du goitre
Si nous prenons pour exemple les tumeurs bénignes du corps tly roïde du type parenchymateux, le goitre est assez fréquemment un, latéral.
La figure 42 représente un goitre unilatéral, le lobe sain du corps thyroïde est nioins teinté que le lobe malade. On distingue en quadrillé
Fig. 44- — Goitre .parenchymateux Fig. 45- — Goitre parencliymatoux
de ristlime et du lobe gauche. bilatéral.
le sillon où on fera l’écrasement de l’isthme. — La figure 43 montre un goitre médian développé dans l’isthme. — La figure 44 montre
Fig. 46- — Goitre développé aux dépens Fig. 47- — Idem. L’opération est termide 'l’isthme et d’une partie des lobes née. Extrémité des lobes latéraux restés latéraux. Sillon produit par l’écraseur. sains et laissés en place.
un goitre parenchymateux de l’isthme et du lobe gauche. — La figure 45 montre un goitre parenchymateux latéral, ayant déformé
la trachée. L isthme, qui est sain, sera ménagé entre deux sillons faits par Fécraseur.
Lorsque 1 isthme participe à la dégénérescence, on ménagera au
contraire la partie postérieure d’un des lobes latéraux ou bien de ces deux lobes (fig. 46 et 47).
Certains goitres peuvent s’insinuer entre la trachée et l’oesophage figure 48; d autres s insinuent entre l’œsophage et le rachis. On les a nommés goitre rétro-trachéal, et goitre rétro-œsophagien.
Sur tous ces schémas, la partie ombrée correspond à la tumeur, la
Fig. 5o. Fig. 5i. Fig. 52.
Goitre développé dans la Goitre unilatéral déve- Goitre plongeant partie inférieure du lobe loppé aux dépens du lobe ou
latéral droit. droit. rétro-sternal.
partie saine est séparée du goitre par un sillon d’écrasement; j’ai appliqué la méthode de l’écrasement à l’extirpation du goitre en 1897. Les schémas 5o et 5i représentent respectivement un goitre développé dans la partie inférieure du lobe latéral droit et un goitre unilatéral du lobe droit.
Dans le premier cas, il y a un seul sillon d’écrasement, dans le
DE THÉRAPEUTIQUE CIURURGIQALE.
second il y en a 3 ; le pédicule supérieur, le pédicule inférieur et risthme. La figure 62 représente un goitre rétro-sternal, comprimant la trachée. On distingue le sillon d’écrasement.
anatomie chirurgicale de la loge thyroïdienne
Fig. 53. — Dissection de la loge thyroïdienne dont toute la gaine celluleuse a été extirpée. Le corps thyroïde, sectionné au niveau de ses quatre cornes, est relevé en haut. On distingue en haut la pyramide de Lalouette et les muscles crico-thyroïdiens latéraux en bas, le tendon d’insertion sternale du sterno-cléido-mastoïdien, le creux sus-sternal, l’anastomose veineuse transverse entre les deux jugulaires externes; l’aponévrose cervicale moyenne, les muscles sous-hyoïdiens, l’espace celluleux pré-trachéal, la trachée cervicale, et latéralement, la jugulaire interne, la carotide primitive et le nerf récurrent.
Il est important, pour bien comprendre ma technique de l’extirpation du goitre, d’étudier l’anatomie de la loge thyroïdienne. Si l’on découvre cette région par nne incision cntanée cruciforme (hg. 53), on
rencontré d abord le peaucier et T aponévrose cervicale superfieielle où rampent une ou deux veines verticales de volume variable. Le plan musculaire sous-aponévrotique est formé superficiellement par les deux muscles sterno-hyoïdiens, qui recouvrent en bas dans leur partie externe les tendons d’insertion des muscles sterno-cléido-mastoïdiens ; ces tendons sont simplement écartés sur la figure 53. Si nous incisons les muscles sterno-liyoïdiens, nous trouvons au-dessous les muscles sternothyroïdiens qui sur la figure 53 sont sectionnés au niveau de la partie inférieure du cartilage thyroïde ; on remarque plus en dehors la coupe de l’omo-hyoïdien. Le corps thyroïde, sectionné au niveau de ses cornes, a été rabattu en haut; il est encore adhérent par la pyramide de Lalouette, qui contient des veines accessoires. En bas on distingue la coupe de la thyroïdienne médiane, la trachée et les muscles cricothyroïdiens latéraux. La loge thyroïdienne est limitée en dehors par la veine jugulaire interne et la carotide primitive. A droite, on aperçoit l’origine de la sous-clavière, qui est très élevée. Près de la trachée, les nerfs récurrents : le droit passe dans une anse formée par l’artère thyroïdienne inférieure. Le nerf pneumogastrique, qui au niveau du cartilage thyroïde est situé au dehors et en arrière de la carotide, devient plus superficiel en se rapprochant du sternum et apparaît entre les deux vaisseaux.
On observe dans certains cas des petits kystes de l'isthme thyroïdien. Ces kystes s’énucléent facUement.