‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome troisièmeChapitre 62 sur 249 · RÉSECTION DU GRAND SYMPATHIQUE CERVICAL · texte numérisé non relu

RÉSECTION DU GRAND SYMPATHIQUE CERVICAL

Les résultats de cette opération, qui a été recommandée dans le goitre exophtalmique, dans l’épilepsie et dans le glaucome, sont très contestables.

Je n’ai jamais vu le goitre exophtalmique se produire sans qu’on

Fig. 175. — Résection du grand sympathique cervical.

3® temps. Dessin d’ensemble.

puisse constater l’hypertrophie ou l’induration d’une certaine portion du corps thyroïde dont la résection fait cesser les accidents de tachycardie en quelques jours. Histologiquement la portion réséquée delà glande thyroïde se montre formée de follicules jeunes dépourvus de contenu colloïde. Dans deux de mes observations, il y avait une transformation cancéreuse partielle de la glande.

Deux cas d’épilepsie que j’ai traités jadis, sur la foi d’observations prématurées, par la résection bilatérale du sympathique cervical, ont été aggravés par l’opération.

En effet l’ictus épileptique est précédé, on le constate aisément lorsqu’une crise survient pendant 1 opération de la craniectomie, dune livpérémie et d’une augmentation subite du volume de 1 encephale. La

5o traité de thérapeutique chirurgicale.

’ ° .-nn ,1a .^i-and sympalhiquc cervical aggrave les phénomènes congtstifs en paralysant les Taso-constricleurs. Enfin, malgré cerlames

Fig. 176. — Idem. 3® temps. On aperçoit en arrière et au-dessous du faisceau vasculo-nerveuxdu cou, qui est chargé sur un écarteur, le ganglion cervical supérieur et le ganglion moyen. En haut, les nerfs glosso-pharyngien, pneumogastrique, hypoglosse et l’insertion de l’angulaire du cou au tubercule de l’apophyse transverse de l’atlas. En bas une incision longitudinale de l’aponévrose prévertébrale au-dessous du tubercule de Chassaignac laisse voir l’origine de l’artère vertébrale.

communications trop hâtives, il n’a pas etc publié un seul cas de glaucome réellement amélioré par cette opération.

La résection du grand sympathique cervical se trouve donc rarement indiquée. Elle peut être pratiquée en particulier dans les cas de

maladie de BasedoAv fruste, c est-à-dire sans traee d’hypertrophie thyroïdienne, pour faire disparaître F exophtalmie. On sait en effet que chez les animaux, le lapin notamment, la résection unilatérale du sympathique cervical produit F énophtalmie d’un côté, la résection bilatérale, l’énophtalmie des deux côtés.

OPÉRATION

Temps. — Incision de la peau le long du hord postérieur du sterno-mastoïdien .

Fig. 177. — Même opération. Le tronc du sympathique est chargé sur une pince.

2" Temps. — Découverte du hord du muscle et du faisceau vasculonerveux, qui est chargé sur un écarteur.

3^ Temps. — Découverte de l’aponévrose prévertébrale, dans un dédoublement de laquelle s’aperçoit immédiatement le ganglion cervical supérieur, s’il n’a pas été par mégarde chargé sur 1 écarteur avec la gaine vasculo-nerveuse, à la face postérieure de laquelle on le reconnaîtra sans peine.

4" Temps. — Isolement du ganglion cervical supérieur et du nerf aussi bas qu’on peut le réséquer, en prenant soin de sectionner les branches collatérales et de ménager les vaisseaux et les nerfs de la région. Il ne faut pas rechercher le ganglion inférieur dont la découverte exigerait des délabrements graves dans la fossette sus-rétro-pleurale.

5® Temps. — Suture de la peau. Drainage.

traité de thérapeutique giiirurgigale.

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