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BAINS ET DOUCHES H EAU

SOUS te&queis leau puisse êive aJiuiiiistrée. Elle exerce une percussion qui peut se faire sentir, non seulement sur la peau, mais sur le tissu cellulaire et les muscles sous-jacents. Elle agit plus profondément que les frictions; aussi profondément que le massage. Mais à la différence de ce dernier, elle peut être graduée avec précision, étendue à de larges surfaces, et être adoiinistrée pendant le temps que l'on juge convenable , sans qu^on soit arrêté, comme dans le massage, par la fatigue de lopérateur.

La percussion exercée par la douche excite la circulation capillaire de la peau et des tissus sous-jacents, ce que démontrent une rougeur et un gonflement plus ou moins durables. Elle développe aussi la calorification ; les parties frappées deviennent le siège d*une chaleur plus ou moins considérable et résistent plus énergiquement à l'impression du froid.

Ces avantages ne se trouvent point dans les douches de vapeur, même lorsque celles-ci sont animées d'un certain mouvement; et ils démontrent touie la puissance thérapeutique de la douche d'eau dans les maladies chroniques, où il faut exciter la circulation et la caloricité languissantes, donner la souplesse aux parties enroidies.

Le type des douches chaudes se trouve dans les établissements d'eaux minérales, et surtout dans celles d'Aix en Savoie; le type des douches froides dans les établissements hydrothérapiques.

Dans les lieux où des conditions naturelles en favorisent rétablissement, on rassemble Teau dans un réservoir placé à une bouteur variable, mais qui doit être au' moins de cinq mètres au-dessus de la place qu'occupera le malade; une hauteur de dix à quinze mètres est préférable à toutes les autres, elle permet seule d'obtenir une percussion suffisante. Un tuyau descend du réservoir, et se termine par des embouts à une seule ou plusieurs ouvertures. Les premiers, d*un demi -centimètre à deux centimètres de diamètre, permettent de donner la douche en colonne; à travers les seconds s'échappe la douche en arrosoir. Celle-ci produit une percussion bien moins puissante que la première.

Cependant, comme les douches que l'on trouve dans les

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établissements cVeaux minérales ou dans ceux d*hydrothéi*apie ne peuvent s'appliquer que dans des conditions de dépla* cernent en général difficiles à réaliser, on a dû chercher des procédés qui permissent de les établir, soit dans les hôpitaux, soit dans les maisons particulières. Dans ce but, on a placé des réservoirs à la hauteur d'un premier, d*un second, ou dW troisième étage, et Ton en a fait partir Vies tuyaux de descente, terminés par des embouts convenables. Les difficultés et les dépenses d'un premier établissement ont moins contribué à limiter la construction de ce genre de douche que tous les embarras et les frais qu'entratne leur emploi. On prévoit sans peine tout ce qu il y a d'incommode et de dispen* dieux à faire transporter à une grande hauteur plusieurs mètres cubes d'eau, et toutes les difficultés de trouver un appartement où l'eau puisse s*écouler librement et ne pas produire des dommages fâcheux.

L'emploi d'une pompe qui projette directement leau contre le malade obvie à l'inconvénient d'avoir plusieurs étages à sa disposition, à celui de percer des phmchers, et de faire transporter l'eau à une grande hauteur pour chacune des douches que l'on doit donner. Mais avec une pompe qui puise l'eau dans un réservoir et la rejette dans un autre espace^ il faut encore un appartement spécial dont les murs puissent être impunément mouillés. M. Pravaz, qui dans son établissement jouit de ces avantages, donne ainsi des douches dans lesquelles l'eau est directement lancée par une pompe puissante.

Tous ces obstacles à l'emploi des douches d'eau m'ont fait chercher un appareil à l'aide duquel on pût les administrer avec toute la force désirable, dans un appartement quelconque, et avec une très petite quantité d'eau, cinquante litres, par exemple.

J'ai réussi à résoudre ce problème en me servant d'une pompe qui s'alimente dans un réservoir où va retomber l'eau qui sert à la douche, et en entourant le malade d'une sorte de guérite en tissu de caoutchouc. Il suffit de jeter un coup d œil sur la figure ci-jointe, pour se fkire une idée de ce système.

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