CONTUSIONS DES JOINTURES
Le traitement de ces contusions se rapproche beaucoup ^ celui des entorses, et il est à peu près le même, soit qu'il sagisse de prévenir l'inflammation, soit qu'on ait à la com- •»Ure, une fois qu'elle est développée. Qudques remarques spéciales sont cependant nécessaires.
Il 7 a dans les contusions un broiement des tissus, et, par toite, un engourdissement, résultat de la lacération des nerfs, plus considérables i|ue dans les entorses. De là l'indication des toniques dans les premiers moments. On satisfait à cette ^ooicaiion par l'emploi des vulnéraires, substances excitantes, ^DgéDéral dissoutes dans l'alcool. Les plus connues sont lai- <^1 vulnéraire et la teinture d'arnica, que l'on emploie purs
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OU raëlabgés à de leau et dont on imbibe des compresses que l'on change de temps à autre.
La térébenthine est du nombre de ces excitants» et il n est pas rare qu on la laisse en contact pendant plusieurs semaines de suite avec les parties contuses , surtout lorsque celles-ci occupent le tronc.
L'eau froide en bains locaux, en applications et en irriga- * tiens, est moins usitée dans les contusions que dans les entorses. On sait en efFet que ces applications ne conviennent qu aux extrémités des membres, telles que les mains et les pieds. Elles sont dangereuses au tronc et dans les parties qui s'en rapprochent, telles que les hanches et les épaules. Or, comme les contusions sont fréquentes dans ces jointures rapprochées du centre, il résulte souvent de ce siège une contreindication qui, jointe à celle de Fhiver, de la période menstruelle et des débilités constitutionnelles, rend Temploi du froid très limité. L'inflammation consécutive est, du reste, moins à craindre à la suite des contusions qu'après les entorses, et les indications essentielles sont : d'obtenir la résorption des épanchements sanguins et de calmer les douleurs.
Pour obtenir la résolution, les solutions de vinaigre, de sel marin, de sel ammoniac, de nitrate de potasse, sont indiquées par l'expérience et par les raisons théoriques que j'exposerai à l'article Hydarthrose, Ces légers stimulants ne sont pas moins utiles pour combattre la débilité locale qui s^oppose à la résolution.
Parmi les résolutifs excitants, l'un de ceux qui méritent la préférence est le mélange suivant :
San. 5oo grammes.
Sel marin on nitrate de potasse. . 5o grammes. Alcool Yolnéraire. ..••.... 5o grammes.
Si le siège de la contusion ne permet pas d'employer des liquides, on peut recourir ou à des cataplasmes, ou à des emplâtres contenant également des sels, des acides ou des huiles essentielles. Tels sont les emplâtres de térébenthine ou des emplâtres de gomme ammoniaque dissoute dans du vinaigre.
* éveillé et Champion ont conseillé de pétrir les contusions