PLAI£S DES ARTICULATIONS
et â*eii exprimer les liquides contenns. Cette pratique, que peuvent admettre tous ceux qui pensent que le sang épanché ne s'organise pas et doit être résorbé, est peut-être applicable aox épanchemeots dans les jointures : Texpérience ne me permet point de dire quelle en est sa valeur.
Je terminerai ce passage sur les résolutifs et les excitants par quelques mots sur les substances astringentes.
Les substances astringentes, telles que les préparations di<* verses de noix de galle, de noix de cyprès, de sangdragon, ne sont pas employées aujourd'hui. Elles ont été cependant très conseillées, et souvent mises en pratique par les anciens : elles ferment la base de leur thérapeutique dans les entorses et les meurtrissures. Ainsi, Âmbroise Paré (1) conseille dans les contusions sans plaie des onctions avec un mélange de poudre de noix de cyprès, de noix de galle , d alun , de sangdragon et de bol d*Arménie dans des blancs d œufs et de Tbuile de myrrhe.
Il ajoute que , si Ton craint la gangrène , il faut recourir à des fomentations dans lesquelles on a fait bouillir de la serpentaire et du sceau-de*Salomon.
Enfin, pour les petites meurtrissures, il recommande, entre antres choses, une fricassée d'absinthe dans du vin « de Thuile de camomille^ du son, du girofle et de Teau-de-vie, le tout placé entre deux linges et appliqué chaud.
Si à la suite des contusions on a à combatre de vives dour leurs ou des phénomènes inflammatoires, les moyens à mettre en usage sont ceux que nous avons déjà décrits page 86, tels que les appareils d'immobilisation, etc.