‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 30 sur 101 · RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU · texte numérisé non relu

RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU

Le plus grand nombre de ces formules se composent du mélange d'un narcotique, et en général de Topium , avec une substance altérante sudorifique ou diffusible. Tels sont :

i^' La pondis de Dower, mélange d'opium, d'ipéca et de ni* trate de potasse ;

2'^ La poudre de Pereire , composée d acétate de morphine , de gayac et de feuilles d'oranger;

y Celle d'opium et de camphre (Barthez) ;

b^ D'opium et de calomélas (Duringe);

5"^ Les bols de Bréra , composés d acétate de morphine , d aconit et de sulfure d'antimoine.

Il suffit d'ouvrir un ouvrage quelconque sur le rhumatisme pour y trouver des formules analogues. Il est facile de les imaginer. Leur administration noffre aucun embarras, et, grâce au nom de leurs auteurs, à la facilité de leur emploi et aux illusions auxquelles conduit si souvent la marche irrégu* lière du rhumatisme, elles se sont maintenues plus ou moins dans la pratique.

Une appréciation aussi rigoureuse ne doit pas s'appliquer sans doute à la formule qu'a vantée, dans ces derniers temps (1), M. le docteur Bouchet. Désirant associer uncaU mant, un sudorifique et une substance altérante, ce médecin, qui appartient à une famille illustre dans la médecine Ivonnaise, a composé des pilules avec :

Extrait de gayac lo centigrammes.

Extrait d*aconit napel. • 5 id. Calomélas à la vapeur. . i id.

Il fait prendre dix pilules semblables en vingt-quatre heures, et il en continue l'usage pendant dix jours. Les faits nom* breux qu'il a cités assignent à cette méthode assez de valeur pour que l'on soit encouragé à en faire lapplication.

KÉ8UMÉ ST CORGLVSIOHB.

Il résulte de lexamen que nous avons fait de chacune des médications qui sont propres au rhumatisme aigu, qu'aucune d'elles ne peut arrêter cette maladie dans son cours et en

(i) Gazette médicaie de Lyon^ i85i»

Page 1