COMPLÈTE
membre; en un mot, lopération est innocente clans ses suites immédiates^ et elle procure le^ résultats définitifs les plus satisfaisants.
2^ Lorsque Tunkylos^ est consécutive à une arthrite chronique rhumatismale ou à une tumeur blanche sans grave altémtion constitutionnelle t on peut encore réussir a\\ genou; mais déjà on a lieu de craindre que les douleurs exaspérée^ par Topéraiion se prolongent très longtemps, et qu^ le malade ne recouvre, même avec le temps, les fonctions dp SQii membre que d'une manière très imparfaite.
l* r^orsque avec Tankylpse cpïncic|ent des abcèç, |lfïs trajets fistuleux, et une détérioration plus ou moins prQfpnde de Ifi santé, la rupture doit être généralement r^jetée. Dap^ ces c^s^ les os étant très friables, on s expose à les fracturer, pour p^\\ que des efforts énergiques soient ppcessaires. Les douleurs pt iinflammation peuvent rendre inapplicables les moyens de redressement nécessaires qprès Topération, e^ même compfpmetii*e la vie des malades. Enfin, les résultats définitifs, si tous ces accidents sont dissipés, sont d'uqp exiréipe irpppffection.
(^n voit par ce résuméi que la rupturede Tapkylose (1) qV point, comme le supposée Mayor[de Lausanne), rippqci^itP qui est propre aux plaies sous-cutapée.s; Tabsençe d'accidepts qui suit en généra) ces dernières est due en parije à TétiU sajn iles tissus sur lesquels on opère; cet qvantage n'existe pas toujours quand on rompt des adhérences (lans les jpiptures ankylosées.
Cependant j'admets, comme on le vpjt, qu'il est des ca$ spériaux dans lesquels cette (néthqde doit â(re appliquent ^t où elle peut donper les plus heureux résultat^. Jpsqu'ici lexpéricnce n'autorise cette conclusion qu'en ce qui regarde ie genou, le coude et la hanche, il faut aussi employer les procédés les plus perfectionnés; caf si Top sf ser( dp méthodes iuiparfaites, comme celle de M. Lop.vrier, o^ gj l'op n eipploie <le bonnes méthodes qp'avec une connaissance insuffisante, on cchoue, lors même qii'on agit dans des con^itjpn^ favorables.
(i] Excentricités chJrurgicaUu
s 08 ANRTLOSE COMPLÈTE.
$ 3. Opérations rapplémentairef. *
Pour suppléer dans certains cas à Timpuissance des moyens connus, M. Barton« de Philadelpliie, a imagine de créer une articulation artificielle, en sciant Tun des os ankylosés» réunissant les parties molles, et cherchant par des mouvements graduels à établir de tels rapports entre les denx parties de Fos coupé, qu'elles puissent jouer librement Tune sur 1 autre. Cette étrange opération est justifiée en apparence par quelques cas rares et exceptionnels, dans lesquels on a vu des malades affectés de pseudarthroses marcher sans trop de difficultés. Des cas de ce genre ont été observés par Larrev, Samson, Saltzmann, Sue, etc.; mais ces Faits, fussent-ils fréquents au lieu d'être exceptionnels, ne prouveraient rien en faveur de l'opération de M. Barton ; ils ont été observés à h suite de fractures simples, sans division de la peau, et Topération que propose le chirurgien de Philadelphie consiste dans la production d'une fracture compliquée avec large plaie des parties molles. Quand on sait combien ces fractures, surtout à la cuisse, exposent à des résorptions purulentes, et, par suite, à la mort, on ne peut consentir à les pratiquer pour des lésions qui ne sont qu'incommodes.
L'excision cunéiforme des os a été aussi introduite dans la pratique par M. B;irton. Lorsqu'on la pratique, on enlève du côté anguleux un coin d'os dont la base est plus ou moins étendue. Ce coin enlevé, on fracture complètement le lieu où cette excision a été faite, et, rapprochant les deux siu*fàce$ de l'os fracturé, on opère un certain redressement du membre. L'excision cunéiforme peut être faite dans l'articulation déformée elle-même, ou pratiquée au-dessus ou au-dessous de cette articulation.
Malgré le cas de succès cité par M. Barton, je n'hésite point à dire que l'excision cunéiforme des os est une de ces opéra* tions que l'on peut pratiquer au milieu des illusions dont se berce tout homme qui invente une opération nouvelle, et qui veut attacher son nom à une création qu'il croit importante; mais aucun de ceux qui ne sont pas égarés par l'attrait de la