MOYENS DE HENDBE AU GENOU SA RECTITUDE
ligne qui passe à travers TiBsertion supérieure des deux ligauienis latéraux et des deux ligaments croisé^. M. Map tin a vu qn une tige métallique eufpnçéed'un cpndyle fémoral à lautreponvail traverser simulta- -— Dément l'insertion ^e tp^s ces lt|;ainentjs. C'e$t autp^^r (le cet axe fictif que tourne le tihia. Pour que |es appareils reproduisent le mouveiiieot normal de pet os, il fdutdoncqp^ je centre ^eP^ mouvement sqi^ ei) arrière (ie l'axe du fémur. Cesi ce but auquel M. Martin est arrivé en donnant à Tarticulaiionla forme que représente la figure ft, et qu'il désigne sous le nom de centre renversé :
Tous les appareils dans lesquels ce mécanisme n'a pas été adopté, et qui sopt très nombreux encore, doivent être
rejetes.
M. Chavanon, mécanicien à Lyon, a pensé qu'on pourrait le perfiectionner en plaçant la branche tibiale sur un plan postérieur à la branche fémorale, £|insi que le représente la figure 5.
Cette disposition me paraît devoir être adoptée :
elle permet de placer exactenient les montants latéraux vis-à-vis des axes de la jambe et de la cuisse.
La puissance qui sert au '^^rew^fw^r des tige? jara-
Fifi. 5.
TDAITF.1IENT CÉHÉBAL,
bière et fémorale peut oITrîr beaucoup de variétés. Taniàt on les redresse gradaellemeot avec les tnaios, et l'on maintient le redressement obtenu par divers points d'arrêt. Telles sont : b tige postérieure, dont une extrémité s'engage dans des irons (appareil de M. Boucbet) ; la vis de pression, qui serre sur un arc , comme dans quelques uns de mes appareils de mouvement.
Il vaut mieux que le mécanisme soit disposé de telle mnnière que la puissance de redressement serve elle-même d'arrêt au redressement obtenu. Ce but peut être réalisé , soit pr le moyen d'une vis de pression [Jules Guérin , (tg. 6} , soit pnr nne vis engagée dans une mortaise et mise en action par un écrou (Diival, Gg. 7), soit par un pignon mordant sur une
Fig. 6.
FiO. 7.
roue dentée. Ce dernier système, représenté dans la figure S, est préférable â tous les antres : il permet une graduation insensible dans les efforts de redressement; il maiolieni solidement celui-ci au degré obtenu, et il n'exige pas de saillie incommode, comme les deux autres mécanismes.
Quelle doit être la longueur de ces appareils ?
Il est évident qu'ils doivent , au moins, s'étendre de la partie supérieure de la cuisse à la partie inférieure de la y-usht- Cependant, bornés à cette étendue, ils ne remplissent pas toutes les conditions désirables. Il importe qu'ils embrassent
MOTËNS DE nENDHE «U GENOU SA RFCTîTODE. Sjtt
Fi-. ».
lepied, d'une part, et que de l'autre ils se prolongent justju'à 1 ischion, et puissent y prendre un point d'appui. Dispogés de )a sorte, ils ne se bornent pas à effacer l'angle qne forme la jambe avec la cuisse, ils exercent une traction sur la jambe elle-même. M. Duvat <1 satisfait à toutes ces conditions dans 'appareil qui est représenté dans son Mémoire sur la fausse OQkylose du genou.
De quelle manière doivent être saisies la jambe et ta ctitsse/ Quelques mécaniciens font des appareils qui n'ont qu'uqe branche extérieure. Ce système est complètement Insufnsant; il finit nécessairement deux li([CS, l'une Interne et l'autre eilerne, et celles-ci doivent éire unies solidement entre elles. L'usage est de placer en arrière de la jambe et de la cuisse des i^emi-colliei's solides de tôle garnie, et, en avant, des pièces oe cuivre bouclées ou lacées. Tontes ces dispositions sont réunies dans l'appareil ici représenté. Il y manque une chuiisseite pour fixer le pied ; mais comme j'ai trouvé qu'il fonctionne bien coDStrtiit de la sorie, et qu'on peut craiiidie
322 Tn.tlTKMENT CÉNÉnAL.
(|u'uDC traclion ne gène le redicsscmciil, je Ig représenlc tel
(]ue je l'ai employé , el tel qu'il est coiisiruil jinr M. Blanc, de
Lyon (6g. 91.
2° appareils droits et InfiexibUi. — Les appareils di'oîls lions lesquels on fait entrer le membre sont utiles surtout pour produire une rectimde cumpk'te. Inapplicables aux genoux Irè^ fléchis, ils conviennent spécialement ù ceux qui no s'éloigueoi que de quelques degrés de leur direction normale.
On peut rapporter à cet ordre d'appareils la maclûnc Jecrite et figurée par Manget (1). Elle est constituée par une planclie droite contre laquelle le membre demi-ni'clii cbt rjniené au moyen d'une vis de rappel qui traverse perpendicn-
(l) TTé«irdrchi,u-s>o,l.\\.