‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 56 sur 101 · GENOUX EN DEDANS · texte numérisé non relu

GENOUX EN DEDANS

travers la même piqûre, et en suivant les procédés décrits dans cet ouvrage , page 336 et suivantes.

Ce que nous avons dit sur la longueur du traitement, lorsque Ton se contente des appareils , est vrdi même dans les cas où Ton combine leur usage avec les sections du ligament latéral eJUerne et du tendon du biceps. Ainsi on trouve, en résumant les quatre observations renfermées dans le Rapport sur les travaux de M, Jules Guérin^ les résultats suivants:

Chez un enfant de cinq ans et demi, le traitement a duré plus d'un an ; chez un autre de deux ans et demi , il a été de huit mois ; chez un troisième du même âge , il a été de quatre mois. Le sujet de la quatrième observation est un jeune domestique nègre dont Tàge n est pas indiqué. 11 a été traité pendant un an et demi : opéré le 14 janvier, il ne fit des essais de naarche que le 1*' juillet, près de six mois après l'opération.

Les sections sous-cutanées ne me semblent point indiquées dans Timuiense majorité des genoux en dedans, et je crois qu'au-dessous de huit à dix ans il est bien peu de c&s où il soit nécessaire d'y recourir, il n'en est pas de même chez les adultes. Non seulement, à cette époque de la vie, les sections teudineuses aident puissamment l'action des appareils, mais sans elles le succès du traitement est impossible. Est-on obligé de couper le ligament latéral externe, ou peut-on se contenter de la section du biceps et de l'apouévrose fémorale externe? Cest à cette seconde solution que je me suis arrêté dans les deux cas suivants, et l'expérience me parait avoir justifié cette réserve.

VII* Obssbvatio».

J. Dorel, âgé de leiie aos, d'une bonne coattitution, viotii l'Hètel-Dieu de ^OD au mois d'octobre 184B, pour s*y faire traiter d'une déviation en dehors <le la jambe droite, compliquée d*bydartbrose du genou. La maladie datait de qainie moit. La difformité était telle, que le bord intente du pied était disUnC ^ ^^24 centimètre! d'une ligne prolongée dans la direction du botd interne àt U cuisse. La jambe était portée dans la rotation en dehors, le pied dans 00 ceruio dfgré d'adduction.

be jg octobre, je lis la section du biceps et du tendon de rilco-aponévio* tiquf ; le membre fiit ensuite placé dans une gouttière droite. Au bout d'an ^M le malade commençait k marcher, la jambe étant soutenue par une tige

droite placée au côté externe et roaintenoe par une genouillère et par di s courroies.

Dans le courant du mois de décembre, je fis imprimer au genou des mouvements de fleiioD et d'extension au moyen d'un de mes appareils; TeHeC le plus remarquable de cet exercice fut la disparition presque complète de lliidartbrose.

Le 1 3 janvier 1 849» le malade quitta la salle ; sa jambe était droite et il marchait sans fatigue lorsqu'il avait son tuteur. La difformité se reproduisait dès que Tappareil était enlevé.

An mois d'octobre, Durel revint à l'Hôtel-Dieu pour son hydarthrose qui s'était reproduite; je constatais alors que, grâce à l'appareil de contention, la jambe avait conservé sa rectitude, mais l'articulation était loin d'avoir acquis une solidité suffisante pour que la marche fût possible sans soutien. On sentait encore au côté externe de la jointure, entre le fémur et le tibia, una dépression qui attestait un écarlement de plus d'un demi-centimètre.

Le 37 octobre, je fis passer le liquide de Phydarthrose dans le tissu ceUnlatrp au moyen d'une incision sous-cutanée du cul-de-sac de la synoviale au-dessont du triceps.

Le 5 novembre, le liquide ne s'était pas accumulé de nouveau dans la joio* tore* Le malade marchait depuis six jours; il voulut quitter l'hôpital.

VIII* OaSEAVATIOV.

Le sujet de celte observation (J.-B. Veiiaûs) était âgé de dix-ne«f ans et d'une taille élevée; sa constitution était asseï bonne. Chez loi, les deux genoux étaient portés en dedans à un degré extrême. Il ne marchait qu'avec beaucoup de difficulté et en se balançant d'un côté à l'autre pour pouvoir porter alternativement en avant chacune de ses jambes par un mouvement d'arc de cercle en dehors,

La difformité était un peu plus prononcée à droite qu'è gauche ; elle datait de dix-huit mois et reconnaissait pour cause l'habitude de porter de pesa»(> fardeaui.

Le malade étant couché sur le dos, si l'on rapprochait les deux genoux, os voyait que les deux talons s'écartaient de o,45 centimètres.

Par suite de l'adduction et de la rotation en dedans des deux pieds, la di«' tance qui séparait les deux gros orteils était moindre, elle n'était que de o,35. '

Le 4 novembre i848, je fis sur les deux jambes la section du biceps ecrel> ' de l'iléo-aponévrotique. Le redressement s'opéra avec assex de faciitié; Irf deux membres inférieurs furent placés dans des goutiières droites.

Le i4 décembre, le malade commença à se lever. Les jambes étaient msiiitenues dans leur état de rectitude par des genouillères de peau de chien rt 1 par des tiges de fer fixées au côté externe de la cuisse et de la jambe. DausN 1 premières tentatives, la marche s'exécutait très difficilement et ncccssii^ti { l'emploi de deux béquilles.

Dans le courant de janvier et de février i849) l'appareil de nBOQwmritt pour la fleiion et l'extension fut mis en usage dans le but d'exercer les jointures dans une bonne position.

Je fis construire en outre on appareil simple, à l'aide duquel le nelade no-

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