‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 57 sur 101 · INFLAMMATION AIGUË DU GENOU. 37 S · texte numérisé non relu

INFLAMMATION AIGUË DU GENOU. 37 S

primait à la jarabeun mouvement saccadé tI*adduction, tandis que rextréroitc ÎDÊprienre du fëroor était portée en dehors.

A la fin da mois de mars, Vezzaiis s'en retoarna dans son pays ; ses deux jambes étaient bien redressées et il marchait facilement sans le secours d*un bâton. Il portait constamment les appareils droits qui maintenaient la rectitode des membres inférieurs. Au bout d*un an et demi, il a pu les quitter, et à la fin de iSSa MM. Pbiltppeaux et Delore ont constaté quil avait les deux çenoox parfaitement droits, et qu*il marchait facilement sans tuteur.

Moyens de conserver le redressement pendant la marche. — Lorsque ron a obtenu le redressement mécanique, le pro« blême de la cure est loin d*étre résolu ; car la difformité tend toujours à se reproduire sous Tinfluence de la marche ; il fout donc continuer Tusage des appareils portatifs qui ont servi au redressement, ou ceux des tuteurs décrits page 365, pen* dant un temps toujours très long, mais qui ne peutétre déterminé ici d'une manière générale.

Ait. YII. — iHPLAmiAnoN aiguk du genou.

Les seules questions spéciales que nous devions examiner ici sont relatives au traitement anatomique et physiologique de Tinflammation; en d autres termes, au moyeu d'agir sur la direction, les points d'appui, le repos ou les mouvements du genou.

Si Ion consulte les auteurs, on voit que, suivant eux, il faut : lo conserver la position choisie par les malades, tant que durent les phénomènes inflammatoires; 2^ maintenir Tarticulalion immobile, et, dans ce but, se contenter du séjour au lit; 50 ne redresser le genou que lorsque les douleurs, la rou* geur, Tinflammation, en un mot, sont dissipées.

Mes opinions sur le traitement cLes inflammations aiguës du genou diffèrent essentiellement de celles que je viens d exposer. Je soutiens : 1* que toutes les fois que le genou est plié et renversé en dehors, ce qui a lieu dans la presque toialité des cas, il faut Tétendre avec modération et le faire reposer sur sa face postérieure, quelle que soit la violence des accidents inflammatoires ; 2^ que le membre une fois redressé, ne doit pas être alinndonnéà lui-même dans le lit, maisimmo(>i|isé àlaide d'appareils convenables.

Les faits démontrent mieux que tous les raisonnements la justesse de ces principes. Us ne laissent aucun doute sur cette vérité, cpie lorsque les antiphlojjistiques les plus énergiques ont complètement échoué contre une inflammation du genou et q^ue la maladie s aggrave constamment, le redressement du membre, suivi de limmobilisation par des appareils convenables, suffit pour arrêter Taccroissement du mal, et lamener dans un tel état que les douleurs cessent et qu*une amélioration progressive succède à Tétat le plus grave. Je crois devoir cependant rappeler brièvement les raisons théoricpies sur lesquelles sont appuyés ces principes; je suppose le cas le plus commun, savoir celui où la jambe est pliée sur la cuisse et le genou renversé en dehors.

Dans cette position, le membre appuyant seulement sur le côté externe du talon, la jambe est entraînée dans un mouvement de rotation en dehors, et le tibia tend à se porter de ce côté et en arrière; par suite de cet effort continu, les parties molles externes sont distendues, et il se produit à la longue un déplacement par lequel la tête du tibia est entraînée en dehors et en arrière des surfaces articulaires du fémur.

Si l'ankylose a lieu et qu*ou attende, pour y remédier, la disparition de Tinflammation aiguë, les adhérences peuvent devenir assez intimes pour que Textension de la jambe soit complètement impossible.

On doit donc ramener le membre dans une bonne directioD, soit pour calmer les accidents inflammatoires en faisant cesser la distension douloureuse qui s'exerce sur l'un des côtés de l'articulation, soit pour prévenir la perte des fonctions de la jambe.

Mais s'il est nécessaire de faire cesser la position vicieuse que nous venons de décrire, quelle est celle qu'on devra lui substituer? D'abord, il est évident qu'il faut faire reposer le genou sur sa face postérieure. Du moment où ce changement sera opéré, la distension des parties molles en dehors et la tendance aux luxations dans ce cas disparaîtront immédiatement; mais cette première condition remplie, laissera-t-on It* genou fléchi a angle un peu plus ouvert que l'angle dix)it, ou bien étendra-t*on la jambe sur la cuisse? On peut être disposé

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