‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 7 sur 101 · TRAITEMENT PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PHYSIOLOGIQUE

eifies de ce Iravail étaient sans doute les méiues, quelle que fût la jointure à laquelle on en fit l'application; mais, comme on le devine sans peine , les mécanismes durent être variés à Tinfiai pour s^adapter à la forme des parties et à la nature du mouvement.

Plus de deux ans furent nécessaires pour concevoir et exécuter ces appareils, et faire des essais qui pertuissent dea juger la valeur. Ces recherches furent publiées dans la Gazette médicale de Parisien 1848 et 1849; mais elles passèrent complètement inaperçues, malgré tous les soins que j avais mis à leur rédaction, malgré les dessins qui en rendaient Fintelligence facile, et les observations nombreuses que renfermait mon mémoire et qui me semblaient propres à porter la conviction dans les esprits.

Cependant, les faits que je recueillais chaque jour me démontraient trop bien la valeur de la méthode, pour que je ne continuasse point à la perfectionner et à en multiplier les applications. Cest l'œuvre complétée par quatre ans de nouvelles études que présentera cet ouvrage; les modifications quelexpérience a rendues nécessaires y seront exposées, et Ton y trouvera reproduites dans des dessins exacts les formes auxquelles je me suis arrêté après de longs essais.

Tels i\ui\s sont aujourd'hui , les appareils de mouvement permettent de résoudre plusieurs problèmes thérapeutiques auparavant insolubles. Par leur emploi, on peut rendre aux Cartilages ulcérés des articulations et leur fbrme et leur poli; lorsque les fonctions articulaires ne peuvent être prolongées, et que des douleurs, par exemple, surviennent après une marche de quelques instants, ils rétablissent dans les jointures malades l'aptitude au libre exercice de la fonction ; eofin, dans des cas plus graves, ils secondent utilement d'autres moyens locaux ou généraux que nous ferons connaître.

CVst au coude, au genou et au pied que les appareils de iiiouvemenl ont donné les meilleurs résultats. Mais à Tépaule et à la hanche, soit que leur mécanisme demande des pcrfec* tionnemenis, soit que les difficultés intrinsèques soient plus grandes, ils ont moins réussi.

La puissance avec laquelle les secousses imprimées par ces

appareils aident à redresser les pieds ou les genoux fléchis, ma conduit à en étendre lapplication aux déviations de la colonne vertébrale. Celte extension a été dune réalisatîoa lente et difficile; mais telle que j'ai réussi à le faire depuis quelques années, elle me parait aujourd'hui ajouter heaucovp aux chances de succès dans le traitement des déviations de la taille.

Quoi qu^il en soit de ce dernier point, Tutilité de ces appareils est telle, même dans les limites que je viens dludiquer, qu'ils ont été adoptés par tous ceux de mes collègues qui ont jugé de leurs effets par l'observation; je citerai surtout parmi eux MM. Barrier, Valette et Desgranges, chirurgiens de l'Hôtel* Dieu de Lyon, et MM. les docteurs Berolleet Vidal, qui en ont heureusement combiné l'emploi avec celui des eaux minérales, le premier à Bourbon-Lancy, le second à Aix en Savoie. MM. Berolle et Desgranges ont même perfectionné plusieurs parties de ces appareils; ils ont généralisé Temploi des poulies et des cordes, moyen simple dont je n avais fait primitivement qu'une application bornée. M. Desgranges a trouvé des moyens plus simples sinon plus efficaces que les miens pour fixer le bassin et l'épaule dans les mouvements qu on imprime à la cuisse et au bras. J'aurai soin de décrire en leur lieu ces perfectionnements que je me plais à recon* naître.

B. Mouvements spontanés en position horizontale. — Cet ordre de mouvements diffère à peine de ceux qui s'accomplissent dans Tétat normal. M. Pravaz me paraît en avoir eu la première idée ; il les fait exécuter à l'aide d'un char pariiculièr dans le traitement de certaines maladies de la hanche; le malade, couché sur ce char, met en mouvement avec son pied une manivelle tournante qu'il ne peut suivre qu'eu exécutant des mouvements alternatifs de flexion et d'extension du genou et de la hanche; le bassin est fixé sur ce char, afin que les mouvements se passent bien dans la cavité cotyloïde.

On trouvera la description de ce char et l'histoire des applications que l'auteur en a faites dans son Traité des luxations congénitales du fémur. Il fait remarquer avec raison que la pédale d'un tour ou d'un rouet lié à un volant, pourrait servir

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