‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 8 sur 101 · TRAITEMENT PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PHYSIOLOGIQUE

aussi à imprimer des naouvements à des membres ankylosés. La méihode adoptée ici dans les maladies de la hanche, pourrait être appliquée à toutes les autres jointures; mais comme ces mouvements artificiels ne diffèrent point des mou« vements spontanés, en ce qui regarde les membres supérieurs, et qa*aux membres inférieurs ils doivent étre« eu égard aux contractions qu'ils exigent, presque aussi difficilement supportés que les mouvements naturels, il faut songer à des exercices dans lesquels un moins grand nombre d éléments physiologiques soit mis en jeu.

C. De la marche sans mouvement et sans pression entre les surfaces articulaires. — Dans toutes les maladies chroniques, comme les tumeurs blanches, la marche est incontestablement utile à la santé générale et à la nutrition du membre affecté.

Cette vérité, évidente pour tous ceux qui savent combien les fonctions s^allanguissent sous Tinfluence d'un séjour au lit trop prolongé, a été développée surtout par M. Lugol qui, lun des premiers a insisté sur Timportance de la déambula* tion dans les tumeurs blanches de nature scrofuleuse.

Cependant, la marche, utile à la santé générale, propre aussi à réveiller une vitalité locale languissante est impossible, on rencontre de grands obstacles dans tous les états graves, si Ton se borne à Tessayer sans aucun secours. Sous son in^ fluence, Tarticolation malade s'engorge; des points d'appui mal choisis peuvent produire ou entretenir des déformations ; des ébranlements douloureux sont communiqués aux jointures, et la pression qui s'exerce entre les surfaces articulaires par le poids du corps peut être pénible et même intolérable.

Comment concilier des indications qui résultent de la santé générale, pour laquelle la marche est nécessaire , et de l'état local, qu aggravent toute pression et tout ébranlement?

Ce problème peut être résolu, dans certains cas, par l'emploi de bandages solides qui préviennent les mouvements inconsi* itérés et les inflexions vicieuses des membres, ou qui ne laissent libres que les mouvements naturels , comme , par exemple, certains tuteurs usités dans les genou?( en dedans.

S2 THAITËMENT LOCAL.

Il peut être aussi nécessaire d'empêcher, de diminuer les pressions entre les surfaces articulaires, au moyen des béquilles ou des cannes, qui transmettent au sol le poids du corps sans Tintermédiaire des membres inférieurs. Cependant, les bandages solides se bornant à maintenir une bonne direc* tioQ et des rapports convenables entre les os, et les béquilles à empêcher la pression réciproque des surfaces articulaires, leur emploi isolé est insuffisant lorsqu'il faut remplir à la fois ces diverses indications. On doit alors les associer entre eux, ou imaginer des machines spéciales qui puissent répondre Jk tous les besoins du malade.

Les moyens mécaniques qui satisfont à ces exigences complexes peuvent être désignés sous le nom générique de tuteurs; j'en ai poursuivi lapplication aux maladies de toutes les jointures.

Des moyens connus de tous servaient de préparation à ce travail : ainsi les béquilles qui transmettent au sol le poids du corps sans l'intermédiaire des membres inférieurs ; les corsets mécaniques qui soutiennent le tronc dans une bonne direction; les bandages amidonnés, ou les tuteurs articulés que Ton emploie dans les déviations de la colonne vertébrale ou des membres inférieurs , pouvaient me mettre sur la voie et me faire découvrir le but. Mais bien des lacunes res- ' taient a remplir sous ce rapport : je crois avoir réussi à en combler plusieurs, et Ton trouvera dans cet ouvrage la description et le dessin de plusieurs tuteurs dont lexpérience m*a démontré Tutilité. Indépendamment de ceux qui iacilitent la préhension dans les lésions du poignet, pour lequel il n'existait aucun modèle, de ceux qui soutiennent la colonne vertébrale et dont les gibbosités rendent l'emploi si nécessaire, je signalerai le tuteur que j'ai fait construire pour les membres inférieurs. Prenant son point d'appui sur l'ischion et prévenant toute inflextion latérale, ce tuteur peut rendre les béquilles inutiles et permettre une marche facile, même dans des maladies très graves du genou.

<J 3. Oe l'ezeroîce complet des foaotîons Aiiionletref.

Cet exercice est celui que nous accomplissons dans 1 elat

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