‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 70 sur 101 · PIEDS BOTS · texte numérisé non relu

PIEDS BOTS

(le la jambe» et lorsqu'on juge que son action est assez forie, on le fixe au-dessous du genou avec la courroie ou jarretière qui tient à son extrémité supérieure, et que le malade peut serrer lui-même lorsqu'il sent que les muscles cèdent et que le pied se redresse. »

Au point de vue des détails de la construction, le sabot de Venel est loin d avoir toute la perfection désirable, car il se moule trop imparfaitement sur les formes du membre : niais la conception qu'en a eue son auteur me parait excellente, et je ne connais point d'appareil plus efficace que ceux qui sont faits d'après les mêmes principes. La chaussette qui fixe le talon contre la semelle est d'une grande utilité ; et l'on sait que tous ceux qui, avant la découverte de la section des tendons, s'étaient fuit une réputation méritée dans le traitement des pieds bots, tels que Jacquard, d'Ivernois, Mellet, étaient des élèves de Venel et continuaient fidèlement sa pratique.

2* Appareils articulés qui se montent sur le pied équin et que Von peut ramener peu à peu à la direction normale.

Le mécanisme de redressement offre de nombreuses variétés dans ces appareils : c'est un ressort dans celui de d'Ivernois, de Scaqia et Delpecb, une vis de rappel mordant sur un pignon dans celui de Duval , une vis de pression agissont sur un prolongement convenablement disposé dans l'appareil de M. Guérin. Quel que soit le mécanisme, l'indication de relever la plante du pied peut être remplie, mais il faut prendre garde de fiiireexécnter des mouvements à la semelle sans que le pied soit obligé de les suivre. Faute d*un moyen accessoire tel que la chaussette de Venel, qui attache avec solidité la jambe à la semelle, le talon peut remonter lorsqu'on fléchit celle-ci, et le pied élude ainsi la pression qui tend à le redresser.

La guérison du pied équin simple par rensem])le des moyens qui viennent d'être décrits peut être obtenue avec la plus grande facilité chez les enfants et les adolescents; elle est possible même chez les adultes après râf;e de vingt-cinq n trente ans. Il est à remarquer, toutefois, qu'à un âge un peu avancé, la liberté de la marche et le retour des mouvements ne s'obtiennent pas aussi vite que le rétablissement de la

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forme nonnnle. I.es aiiitnreiU Je flexion et d'cstonsion (voyfz

p. 488) peuvent être alors d'iine {^itinde utilité.

'2' Pied équin avecfexîon de Cuvant-pied Èur l'arrière-pied. — Lorsqu'à l'élévation du lalon se réunit la flexion de l'avantpied, on observe l'ensemble des déformatioDS que représente Fig. Si. la figure 52.

Comme la flexion de l'nvnntpicd sVxccute dans l'art icuintion médio' tarsienne, les têtes du calcancnni et de l'asir.i^nle proéminent en avniit, et un angle plus ou moins prononcé s'ohserve à la partie inférieure du pied.

L'extension de la première plialange des orteils cl la flexion des deux autres sont ici un effet simultané de la pression du sol et de la distension mécanique des fléchisseurs ; ils ne tiennent point à l'essence de la difformité. La flexion de l'avant-pied étant produite et maintenue par la rétraction de l'aponévrose plantaire ei du court fléchisseur des orteds, ce sont ces deux faisceaux fibreux et musculaires dont la section est indiquée.

On choisit la partie où l'aponévrose plantaire (ail le plus de relief au-dessous de la peau, c'est-à-dire celle qui répond au sommet du triangle formé par l'avani-pied et l'arrière^picd. La section de l'aponévrose n'expose à la blessure d'aucune partie importante; mais il est difficile d'inciser le court fléchisseur des orteils sans atteindre les nerfs et les vaisseaux de la plante des pieds : aussi cette opération eal-elle suivie d'un écoulement de sang assez abondant; mais re.xpérience prouve qu'il s'arrête avec la plus grande facilité.

Quoique l'élévation du gros orteil soit un effet mécanique delà pression du sol, il est uiite d'en couper le tendon extenseur; ou évite par là une direction vicieuse <lu gros orteil qui, après la gucrisou des autres éléments <le la {lifforuiiiè.

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