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LUXATIONS DU COUDE

exercer des tractions sur ravant-hrns préninblenicnt fléchi. Tantôt f alors, on fixe la partie inrcricurc de Tliumorus par lu pression du coude, ainsi qun le recommande 3,-L. Petit; tantôt on se sert du genou appliqué sur le pli huméro-cubitul, comme le faisaient Ravaton (1) et A. Cowper; tantôt enfin, on Fait retenir riiumérus par les mains entrecroisées d'un aide. Dans les luxations incomplètes et récentes, cette méthode réussit parfaitemcut.

Mais si Tapophyse coi^onoïde du cubitus repose dans la cavité oiccrânienne , si la luxation est ainsi complète, les méthodes simples ne suffisent plus. Il faut recourir aux procédés complexes, et combiner les efforts de manière à remplir toutes les indications, ainsi que le conseillent Boyer et un [jrand nombre d'autres auteurs; il faut faire des tractions sur l'avant-bras dans la position a peu près étendue dans laquelle il se trouve, et après avoir dégagé l'apophyse coronoîde de la cavité olécrânienne, le fléchir graduellement ; et pour que ces tractions ne se fassent pas sentir dans Farticulation deTépaule, qui est naturellement très lâche, Thumérus doit être fixé soit par des aides, soit par des lues.

Dès que la flexion conmience , le chirurgien retient rhu*niérus en bas et en avant, suivant Tiin des procédés indiqués plus haut, ou mieux eu plaçant au devant du coude opéré la partie charnue et antérieure de son avant-bras pendant qu'il assujettit le poignet avec la main gauche, et qu'il arc-boutc les pieds contre un corps solide. Ainsi place, lopérateur peut résister h l'effort de deux ou trios aides tirant sur Pavant-bras fléchi. L'expérience m'a prouvé qu'il n'est pas de procédé de conlre-exlension plus sûr et mieux supporté.

Lorsqu'on relient ainsi le coude avec force, la pression doit-^lle se faire sur le devant de l'humérus ou sur le devant des os de l'avant-bras?

A. Cowper recommande cette dernière méthode, et il fitit remarquer avec raison que, si Ton pousse en arrièie la partie supérieure du cubitus, on en dégage Tapophyse coi*onoïde de

(i) PraCuiue mode^'nt de rhifvrgie, l. IV, p. 171.

5/l2 THAITEMENT 8PKCIAL.

In caviié olécrnnienne, et par suite on détruit Ttin des obsta-* des qui iiiiiiiUteuneiU le chevaiicliement des os.

$ s. &as«lîoa AiMÎewie.

En opérant d après les principes qui viennent d*étre expo* ses, on réussit constamment dans les luxations récentes, et si le succès n'est pas obtenu dès les premières tentatives, il sufBt d*y revenir nn certain nombre de (bis. li n'en est pas de même dans les luxations qui datent de plus d*un mois. Souvent les tentatives échouent et n ont d'autres résultats que de déterminer une inflammation plus ou moins persistante.

On lit dans Boycr : « Lorsque la luxation est ancienne (ce!le des deux os de Tavant^bras en arrière), il ne faut |)as tix>p s'obstinera la réduire: quand après avoir relâché la nouvelle articulation, autant que possible, par des mouvements assez étendus, exercés plusieurs jours de suite sur ravant-bms. er, qu'après avoir fait des tentatives de réduction éiier{}iques ei bien entendues, on n'a pas réussi, il vaut mieux y renoncer, quelque fâcheuse que soit la difForniilé, que d'exjioser le malade à des accidents qui peuvent devenir graves : nous n'avons gnèi^e tenté de réduction en pareil cas (]ue nous n'ayons vu une inflammation assez vive, et lente à se terminer, succéder à la violence et à I inutilité de nos efforts (i). •

Cette opinion est celle de MM. Velpeau et Vidal (de Cassis). Lie premier de ces auteurs cite deux cas malheureux de tentatives de réduction faites l'une au cinquantième jour, l'autre à une époque ancienne, mais dont je n'ai |xis trouvé l'indication précise. Dans le premier cas, la mort survint a la suite d'un érysipèle ambulant parti du côté de la poitrine, où la contre-extension avait porté; dans le second, il y eut une suppuration du coude qui compromit gravement les jours du malade.

Ces insuccès n'ont pas découragé tous les chirurgiens. Il en

(i) Boycr, Traita des maladies chirurgicales^ t. IV, p 9!i5.

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