‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 9 sur 101 · TRAITEMENT PHARMACEUTIQUE. 2S · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PHARMACEUTIQUE. 2S

oormal. Il ne peut être que le couronnement des exercices élémentaires qu'on fait exécuter aux jointures malades. Ces exercices élémentaires forment la transition entre le repos complet et le mouvement complet. Cest faute de ne point avoir saisi ces distinctions, que tant d auteurs sont restés imbus de préjugés contre Texercice et les mouvements dans les maladies des jointures. Les douleurs, les gonflements qu'entraîne Texercice complet de la fonction, lorsque celui-ci succède au repos, leur a fait croire que les mouvements élémentaires doivent entraîner les mêmes conséquences. Des faits multipliés démontrent à quel point ces préventions sont peu (ondées.

ÀAT. m. TAARBMEIfT FSÀUUCSUTIQUB.

Si le traitement anatomique est la base des moyens à opposer aux lésions physiques ; si c'est par le repos ou Texercice des fonctions que Ton peut plus sûrement guérir les affections qui sont produites ou entretenues par Texcès ou le défaut dé mouvement, il est des cas nombreux où ces méthodes anato* miques et physiologiques ne peuvent jotier qu'un rôle secondaire. Des applications locales, la plupart empruntées à la pharmacie, deviennent alors spécialement nécessaires.

Pour beaucoup de praticiens, ces topiques, ces applications constituent presque toute la the^rapeutique des maladies articulaires. Cependant, il faut le dire^ la facilité de leur emploi a contribué plus que toute autre cause à les répandre dans la pratique. Mais, quelles que soient les bornes étroites de leur puissance, il est utile de poser quelques règles générales qui permettent de faire un choix entre toutes celles que Ton a proposées, et d'être guidé dans leur mode d'application. Les unes laissent la peau intacte; les autres en soulèvent Tépiderme ou en détruisent une partie.

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Ces applications simples bornent leur effet à modifier les fonctions de la peau ^ elles développent ou ralentissent la

transpiration , la production de la chaleur et la circulation capillaire. Au milieu de toutes les difFérences qui servent à caractériser ces applications, la plus manifeste est celle dun effet sédatif ou excitant.

Ces effets dépendent des substances employées : ainsi, les huiles d olive et d*amandes douces, les graisses fraîches, ont un effet calmant; tandis que les huiles essentielles, la térébenthine, sont toujours plus ou moins excitantes. Le mode d administration et la température du remède peuvent produire, dans le résultat, de telles différences, qu'une même sub« Btance calme ou excite tour à tour selon le cas. Ainsi, In vapeur <l'eau, éraolliente à la température du corps et lorsqu'elle est en repos, échauffe et congestionne dès que sa chaleur est plus élevée et qu'elle est animée d'un mouvement rapide, comme dans la douche; ainsi, leau qui calme lorsqu'elle est tiède et simplement mise en contact avec les parties souffrantes, produit une excitation plus ou moins vive, si elle est très froide ou très chaude, et si elle exerce une certaine percussion.

L'action calmante ou excitatrice pouvant dépendre ainsi de la nature des substances employées, de leur température, du mode de leur emploi, il importe d'être guidé par des lois générales, dans la prévision de leurs effets. Ces lois me semblent pouvoir être formulées en ces termes :

1° Les conditions qui assurent le repos des fonctions cutanées sont, d'une part, labsence de tout mouvement communiqué; de l'autre, Y unt/omiité dans la température et les qualités douces ou moyennes des modificateurs ;

2o L'excitation est produite, au contraire, par le mouvement, la percussion et la variété des températures, ainsi que par les qualités extrêmes des agents employés.

Cette considération de l'uniformité ou de la variété des moyens me parait fondamentale. Elle estai grande que toute substance, comme l'eau tiède, qui, en application, réunit des propriétés émollientes, cesse de les avoir si elle peut s'échauffer sous une enveloppe imperméable, se refroidir par l'évaporation, et si, en la changeant à de fréquents intervalles, on fdit subir à la peau des alternatives répétées de contact.

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