‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 89 sur 101 · DB LA COLONNE VEBTÉBBALB · texte numérisé non relu

DB LA COLONNE VEBTÉBBALB

Je réunis ici les fractures et les luxations; car il en est de la région dorso-lombaire comme de l'articulation tibio-tar* sienne; les luxations n'y sont qu'accessoires et n'existent jamais sans fractures. Ainsi lorsque, dans des expériences cadavériques, on produit uue luxation, toujours incomplète, il est vrai, des apophyses articulaires, on observe à la fois un écrasement du corps des vertèbres et des apophyses articulaires elles-mêmes.

Quoi qu'il en soit de ces combinaisons, que l'on pourra sur* tout bien apprécier en lisant le détail des expériences que je rappelais plus haut, la science n'est pas riche en moyens appUcables aux fractures de la colonne. On n a guère propose que des extensions et des contre-extensions, le séjour dans le lit, avec la précaution de maintenir une planche entre les deux matelas, et Tusage des lils mécaniques, pour éviter le dérangement qu'entraîne le soulèvement des malades.

L'extension et lu contre*extension, d abord recommandées par Ambroise Paré, ont reçu des applications utiles entre les

6&A RÉGION D0U80 LOMBAIUK UK LA CilLOKMâ VEUTÉBBALK.

mains de MM. Malgaigne (l), Tuson (*2) cl J. Roux, de Toulon, (3). Les uns se sont contentés de tractions, prolongées seulement pendant le temps nécessaire à la réduction ; les autres, comme M. Malgaigne, ont continué ces premiers efforts par des tractions persistantes et en sens inverse sur les aisselles et sur le bassin.

Il y 0 sans doute dans la pratique des auteurs que je viens de citer une méthode bien supérieure à Texpectation déplo* rable à laquelle on a coutume d'abandonner, dans les liôpi* taux, les fractures de la colonne vertébrale. Les succès qu'ont obtenus MM. Malgaigne et Tuson , succès remarquables , puisque la paraplégie, suite du déplacement, s est dtssi|)ëe avec celui-ci, démontrent combien il importe d'appliquer a la colonne vertébrale les principes généraux du traitement des fractures. Cependant, la méthode de réduction qu'ils ont suivie me parait insuffisante, parce qu'elle n'est pas déduite de I etiologic véritable, et que le lit, même avec des tractions eu sens inverse, ne suffit pas pour produire Timmobilité des fragments.

Que Ton tienne compte des causes, des symptômes, ou de lanatoinie pathologique des fractures de la i*égion dorsolombaire, on sera toujours conduit à cette conclusion : que, pour réduire les déplacements, il s'agit moins de tirer sur les aisselles et sur le bassin, que de faire cesser la flexion deb colonne.

Ce sont, en effet, les efforts par lesquels celle-ci est violemment pliée, qui produisent les fractures du corps des vertèbres à l'union de la région dorsale et de la région lombaire. Ce sont ces efforts qui, après avoir brisé les os, font glisser le fragu)cut supérieur au-devant de l'inférieur, ce qui entraîne tout à la fois la gibbosité et la compression de la moelle; c'est enfin |)ar suite de la flexion devenue permanente c|ue l'on observe en avant de l'abdomen un pli transversal c|ui répond à l'angle rentrant de lu colonne.

Lu réduction exige donc le redressement du rachts;

(i) Traité des fractures^ Paris, 1 84/1 p. 4^3»

(i) Médical Timety 1846.

(3) Gazctu des iiàpitatiXt i849*

rftACTUMKS RT LUXATIONS. AAS

des GXteiisionB et des contre^xtensions peuvent aider à ce redressement; mais on agit d'une manière plus conforme i la nature des causes et de la déformation en ])Ortanten ar* rière le tronçon cpii s'infléchit en avant. Ce renversement en sens inverse peut éire combiné dans les efforts de réduction avec lu routrc-extension sur le bassin et Textension sur les ai.ssclles. L'ëihérisation diminuerait sans doute les difficultés (|ue piësente cette opération, et il serait utile, pendant qu'on laccomnlit, que la partie du rachis inférieure à lu fracture fût soutenue par un corps résistant, une planche matelassée, pnr exemple. Quoi qu'il en soit, si la réduction restait inro'iq>lète, le décubitus sur le dos ten(!rait sans doute a la conq)léter; jen citerai plus loin un exentpic.

Cependant, (|uelle que soit rtitiliié du redressement, Tim* mobilisation est bien pins importante encoie; nu ne peut Tobtenir en faisant coucher le malade sur un lit ; rien n'empêche alors le tronc de s'iiii liner A droite ou à gauche et ne prévient la flexion de lu colonne, loi*sqiie le malade se soulève pour satisfaire à ses besoins nu pour qu'on change les draps sur lesquels il repose.

Les lits mécaniques dans lesquels le plan de support peut être soulevé à volonté, suppléent en partie à Tinsuffisance des lits ordinaires; mais ils ne soutiennent pas le tronc sur les côtés et ils irempéchent pas les efforts de flexion.

Des gouttières convenablement disposées permettent seules

d'immobiliser les fragments ; mais comme aticun auteur no

s'est occu| é de ce sujet, j'en ai fait construire une que j ai

léjc^ fait connaître dans mon Traité des maladies des ariiculo'

ions^ et que représente la figure 89.

Cette gouttière embrasse le corps depuis la partie moyenne «ri cuisses jusqu'au milieu du cou, et ne laisse libre que la face antérieure du tronc ; sa charpente est en fil de fer comme celle du grand appareil représente figures 30, SI et 32, paye 418 ; elle est soigneusciisent matelassée et ne fait éprouver aucune pi*essioudouloui*euse. FiOrsque la gibbosité, suite de i'inflexiou (le la colonne, est trop saillante pour être comprimée immédiatement, ot) place à droite et à gauche, vis-à-vis les muscles des gouttièi^es vertébialcs, deux coussins longitudinaux , se-

$hi ttGtO^ DOISO-LOMMIBE OK LA COLOSKC VERTEBRALE.

pires par nn vide euire lequel se placent les apophyses opi- Deuses.

Fig. 89.

Cette Qiiiittière peut suFBre aux enfants ou aux personnes qu'il est aisé de soulever avec les mains ; mais si l'on a affaire à <]es adultes ou à des vieillards d'un poids considérable, il est utile de faciliter le soulèvement de la totalité du corps en fixant une moufle nu ciel de lit et en permettant au malade d'exercer lui-même des tractions sur l'appareil par le svsièmc de cordes que représente la figure 90.

FAACTUBRS ET LUXATIONS. 6&1

Quand on adopte cette disposition, lu gouttière doit oflrîr une écliancrure en bas et eu arrière pour faciliter les exci*étions, et les boucles auxquelles on attache les cordes doivent être placées, comme dans le grand appareil fig. 32, pag. /ii8, à lextrémité de deux arcs de fer assez solides pour ne pas fléchir quand le malade se soulève.

Je n ai eu l'occasion d'a[)pliquer ce système de traitement qu à une fracture au niveau de la dernière dorsale, datant de cinq semaines, et accompagnée d*une flexion avec gibbosîté en arrière et à gnuche ; il y avait paralysie complète de la vessie et des membres inférieurs, douleurs très vives dans ces derniers. Lia gouttière fig. 89 fut laissée en place pendant cinq semaines ; au bout de ce temps, l'inflexion latérale avait disparu, la gibbositc était diminuée des deux tiers, et la consolidation paraissait complète, car la difformité ne tendait plus à se reproduire; la paralysie et les douleurs n'avaient éprouvé aucun amendement; le malade demanda à se faire transporter dans sa famille.

Cette imperfection des résultats ne prouve rien contre la méthode. Toutes les fois que la moelle a été contuse par le déplacement d'une vertèbre, on ne doit pas espérer qu^elle reprenne son influence, lorsque Ton agit, comme dans le cas précédent, plusieurs semaines après la fracture et qu'un ramollissement de la moelle est venu se joindre à la contusion. Mais que Ton opère dans les cas où la lésion est récente, qu'on agisse surtout dans ces fractures dont nos expériences ont démontré la fréquence et qui ne laissent à leur suite aucune difformité apparente, et Ton aura tonte chance de succès.

Ces lignes étaient écrites loi sque j'ai appris que M, Valette, chirurgien en chef désigné de la Charité de Lyon, avait fait deux fois usage de mes gouttières dans le traitement des fractures de la colonne vertébrale. Je m'empresse de citer les faits importants qu'il n bien voulu me communi(|uer.

XLVf'OnSEiivATioît. — Fiactnre Je !a région dorso-lomhaire de In colonne ver» liHtfnle. Pttraljste ittnnntitite t!e la venue et des membres inprleurs. Emploi des appareils de M, Bonnet, Guérhon presque complète,

Klîenae lv{«e, â{|ë de quamnle ans environ, rxerçnnt la profÎBAsion de voitiirter dans ttnc maison tXv roiilnf^e; d*tine haute *<taiitre, el d*nne ron*

ft48 RKGION 00RSO*LOMBâlRK DE LA COLONNI-: VI RTÉBRAKK.

ftiiiMÎoii bercniéenney entre à Iffèirl-DMii tle Lyon, dftnt mon ttrviee ta 11^ Sesol-Louitf, II* 35, le ai octobre i8Si, poar un accident tarvenii ilenc Ui

Gircon»Uincet suivanles.

Fège amenait, à la manafa«*iarc dcK Tabacs, une voiture cbar{rée de lounli ballots. Il avait sur les épaules one balle de tabacs pesant onte crnis li%re<. Ses pieds manquèrent à la fois, il tomba sur ses fesars, le eorpa plie m avaei et écrasé par ce poidi énorme. Apporté immédiatement à rUotcUDieo, il non« présente Téiat suivant : La région lombo-sacrée est le siège de douleurs raressivement vives, qui arracbcni des cris nu malade; le moindre mouvement 1rs exaspère telb'ment^ que nous renonçons à faire des explorations trop prolongées. Il esi«te, du reste, une paralysie cpmplèle (sentiment et ■noavem«*«t) des membres inférieurs. La paralysie sVtcnd aussi à la vessie et au rectnm; dans la soirée cl les jours suivants, je suis obligé de vider la vrssie atec la sonde. Il y en avait assex pour diagnostiquer une fracture de la colonne vertébrale, et sans m*attacker, pour le moment, à la constater directement, ce qui» je le répète, était impossible, vn rét.it dans leqnel se trouvait le malade» je me mis m devoir de remplir la première indiraiion qui se présente dans les cas de fracture, c*cst-à'dire que je tliercliai à placer les parties fracturées dans les meilleures conditions possibles de réduction et d'immobilisation. Pour y arriver, je plaçai le malade dansnne Iar(;eg0ttitière dorsale do M. Ilonnet, faisant ainsi la doub'e application drs principes que j'avais entendus développer par cet excellent maître et des moyens mécaniques qu'il a imaginés pour leur ap|>licnlion. L'npp;ireil eut pour rf'fel immédint tle faire ce«^ser les douleut*s.

Une large saignée au bras est pratiquée dans la jourhée. Au bout de quelques jours la paniljsie de la ve«sie et du rectum n'existairnt plus, mais les membres inférieurs étaient toujours dans le même état. Cette circonstance rendait pénibles pour le malade les mouvemenis d'ascension, parce qtie le poids des jambes l'entraînait eu bas, et déterminait des secousses dans la région malade* Je substituai, à l'apparril précédent, la large gouttière double, qui, embrassant los jambes d'une part, remonte presque jusqu'aux nlsselles (Voyex, p. 444» <^" remarquant toutefois que l'appaieil représenté ne monte pas a^sex b.^uf). Trois mois après la sensibilité commence à reparniire dans la jambe rt

ans la cuisse, du côté ganclie; un peu plus tard, dans le membre du cAlé droit, Le malade commence à pouvoir se soulever sur son siège. Il est facile de reconnaître, à la partie supérieure de la région lombaire, une gibbosité assez forte. Une apophyse épineuse fait une saillie considérable, et sa base «e perJ dans une masse osseuse qui me parait n*élre pas autre ibose que le cal. M Ri appliqner sur les côtés de la tumeur et dans 1rs goui Itères vertébrales deux larges et profonds cautères, afin de déterminer une révulsion puissante et un travail de suppuration qui devait favoriser la résorption d'une partie du cal. Je K^, en même temps, faire des frictions sur les membres. Je Hs imprimer aux jointures qui étaient roides et douloureuses, des mouveirenis attibcicls. l'infin, cinq mois après raccident, les mouvemeuts coininenrent à reparaître, le malade pi'Ut suriirdu lit et se soutenir sur des béquilles. La déformation de la colonne me semble moins apparente, rainélioration continue, et le 4 sepleiub.e i85a, onze mois par conséqnent après son entrée, Fège peiii marcher, appuyé sur deux ranne^. Crtle mairlie, comme on !♦• penso |iicti,r«t

FRACTURES ET LUXATIONS. 6ft9

m.il afisiirpe, te moindre oliftloclc le Fait trëlimlier. Aosm, afin île compléter l;i (ftiériton, je Teiivoîe aux eaux lulftireutet d*Aix en Savoiif,

J*ai levu ilopuK rc inalaile.

l/ami'liorntion n élé toujours croissant ; il avait suns tloule perdu consiiK'rnMement de sa vi(;ucur première, mais enfin il mnrchait bien et lan» appui, et commençait à reprendre que!que*-iins de set iravaux. La saiiie oiseuse dont j*«i parle m*a paru avoir bien diminué, soit qu*il y ait eu réi'Uement résorption d*une portion notable du cal, soit que rembonpoint du malade, qui ciait tout à fait revenu, ait rendu la difformité plus diflirile à reconnaître, (Ofrsen'afian commun iqure par M. Falclte, ehimtfjivn en ehej drtî^é th la Chmrité de Ljon,)

XLVli^ Obsrrvatioh. — Fracture de la région dono-lombaire de la colonne vertébrale; paralysie complète des membres inférieurs au dibut; emploi du grand appareil de M. Bonnet ^ et, plus tard, de moyens variés; rétablissement complet sous le rapport de la liberté de la marche;,

Uivière, àgë de 4^ ans environ, coinmissionnaiie au « bomin de fer de Saint- Etienne à Lyon, conduisait une voilure à bras lourdement cbargée. Les caisfes éiaient asse4 mal assujetties, car elles glissaient en arrière, si bien que Rivière fut tout d*nn coup enlevé par le poids de la voiture. H fit un violent effort pour la remettre en équilibre; il n*y parvint que trop bien, car la charge mal assujettie se précipita en avant, et Hivièretombj sur les fesses. La secousse et la position «le la voiture amenèrent sur son dos un poids énorme; il ne pnt se relever, et lorsqu^on l'eut lire d'embarras^ on futobli(;éde le transporter à THôtel- Dicu de Lyon, salle Saint-Lonii, n* a3. Cotait au mois de février i849* H y avait une paralysie i-nmplèle des membres inférieurs, et des douleurs atroces, que le moindre mouvement rendait intolér.ibles, se faisaient sentir dans les reins. Le malade fut placé dans le grand appareil pour les fractures du col du fémur, de M. Bonnet, et fut maintenu dans l'immobilité pendant deux mois environ. Le tronc peut alors exécuter, sans grande duuleur, quelques mouvements, mais la paralysie des membres persiste toujours. Vers le noisièuic mots, j'applique sur les côtés du point malade des cautères, je fais asseoir Rivière sur son lit; le sentiment commence ii revenir, les mouvements sont presque impossibles. Cependant, aidé de béquilles, le malade peut sh soutenir peu à f>eu, et, sous Tinfloence des cautères, des frictions, des dourbes et du temps, Riviète peut marcber assez facilement avec ses béquilles. Après dix ou onze mois de séjour, je l'envoie si Aix (Savoie), pour compléter sa guérison. Le malade s'est très bien trouvé des eaux, et il en est revenu marchant librement et sans appui. J'ai revu souvent Rivière depois, je l'ai rencontré il y a trois mois environ, au village de la Mulatière, près de Lyon. Sa santé est complètement réinblie, seulement il n*a plus la même force, à beaucoup près, pour soulever un fardeau; mais il travaille toute la journée au chemin de fer Stins trop de fatigue, et le jour dont je paile, bien qn*il eût rempli sa journée, il n'en a pas moins persisté à vouloir m'accompagner. 11 a fait aveu moi près de deux kiloniètre.4, et j*ai pu me convaincre que sous le rapport de la marche. Rivière n'avait gardé ni I.i moindre gêne ni la moindre diftirnllé. [Observation commun iifn ée pa r M, f 'alvt te. )

650 BÉGION DOBSO-LOMBAIBE DE LA COLONNE VEBTÉBBALE.

Ln première observation de M. Valette démontre c|ue la gouttière représentée page 6&6, fig. 90, peut être insuffisante, et que les jambes qui i*estent libres, peuvent exécuter, lorsque le malade est soulevé, des mouvements qui se communiquent à la colonne vertébrale. Je crois que ces inconvénients seraient prévenus si par sa longueur, par ses rapports avec les dimensions du tronc, et par la manièi*e dont elle est suspendue, la gouttière vertébrale fonctionnait aussi bien que le représente la fig. 90. Cependant j approuve complètement Tapplication que M. Valette a faite de mon grand appareil aux fractures de la colonne vertébrale; nul doute que cet appareil n'assure une immobilité beaucoup plus complète que la simple gouttière vertébrale, surtout si Ion a soin de le (aire remonter jusqu'audessus de la poitrine : sous ce raj'port, celui qui est représenté fig. &1, p^g. 6&/i, serait insuffisant. Il ne se prolonge pas même assez haut pour les fractures du col du fémur.

Comme complément de la cure, je pense que Ton ne doit pas faire lever le malade sans qu'il ne porte un tuteur qui prévienne, pendant la station debout, toute flexion nouvelle de la colonne. Celui qui est représenté, fig. 91, page 656, serait sans doute d*une grande utilité.

A HT. III. — Mal vebtkbbal db Pott.

L.es recherches d'anatoinie pathologique ont démontré que le mal de Pott est dû à une destruction des vertèbres et spécialement de leur cor|)S et des cartilages intervertébraux par des tubercules infiltrés ou en masse, par des caries et par des ulcérations. Développé habituellement sous Tinflucnce de causes qui ont modifié Tensemble de la constitution, il exige, avant tout, un traitement général.

S 1 . TraitftmMil général.

Le traitement général est celui des scrofules ou de la diathèse tubeixuleusc : nous n'avons pas à les exposer ici, les questions générHle.s relatives à cet ordre de traitement ayant o:é examinées page 283. Noïjs devons trutcfois insister sur rimporiauce de la cessation complète et immédiate delà masturbation, qui a une influence toute spéciale sur la production

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