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MAL VERTÉBRAL DE POTT

deriotle dam les urines pendant six jouri; 8èvra pendant trois jours; point de pUénoniènes inflammatoii^s du côté de l'abcès.

Le 7 janvier i852, l'abcès s'étant reproduit, on retire 87 centilitres d*un pus se rapprochant de relui des abcès par congestion, et l'on pratique une troisième injection iodée, comme précédemment, de 60 grammes de teinture d'iode. Les mêmes phénomènes i^énéraux se manifestent : l'absorption de l'iode est toujours évidente pendant sept jours, la fièvre de réaction n*est cependant pas si forte.

Le ao janvier, la tumeur a notablement diminué de volume. On fait encore une nouvelle aspiration de 3o centilitres de pus, et une nouvelle injection qui est suivie des mêmes phénomènes généraux ; la fièvre ne dure teulemertl que deux jours, et Tabsoiption de l'iode sept. Point de phénomènes inflammatoires locaux app.irents. On a fait successivement, les Q7 janvier et 7 fe« vrier, une cinquième et une sixième injection iodée, qui amènent des résultais identiques à ceux que nous avons déjà fait connaître. Toutefois, une salivalion très abondante se manifesta après la cinquième ; elle persista trois jours. On trouva dans la salit e l'iode en grande quantité.

Enfin, le 1 7 février, une septième opération est pratiquée. Comme la tumeur a Sensiblement diminué, on ne peut aspirer qu'une très petite quantité d^un pus roussâtre ; le lendemain même de Topération, il survient une inflammaiion violente dans l'abcès, qui s'ouvre de lui-même deux joins après. I^ pus se fait jour au dehors, et le malade est fatigué à la iuile de cette ouverture spontanée; on agrandit l'ouverture par une cauiérisation avec le chlorure de xinc; le pus s'écoule librement au dehors, sans donner lieu à aucun accident de résorption purulente. On injecte chaque malin de la pommade iodée dans le foyer purulent, et, au commencement de mars, le malade quitte l'hôpital, pour se remire chez lui, dans un état satisfaisant. L'abeès suppurait toujours, mais en petite quantité, et la santé générale était fort bonne. Trois mois plus tard, époque a laquelle M. le docteur Chevandier donna de ses nouvelles, la santé était bonne, mais la fistule toujours ouverte. (O^servaffon l'ecueiiiie par M, U docteur Philipeaux,)

LU* Obsebvatigk. — Double abcès par congestion sans gibboûlé. Quatre injec" tions iodées. Cessation des douleurs lombaires. Reproduction dei abcès.

Jean-Marie André, vingt-trois ans, maréchal-ferrant à Chessy (^Rhôhe), d'un tempérament sec, en apparence bien constitué, quoique maigre, ressentit, il y a deux ans, sans cause appréciable, une douleur de reins, à l'union du dos et des lombes. Quoique gêné dans les mouvements de flexion du tronc, il n'en continua pas moins sa profession pénible de forgeron.

Un an après parut à l*aine droite une tumeur indolente, sans changement de couleur à la peau ; les mouvements de flexion du rachis devinrent alors plus difficiles. Quelque temps après, une grosseur de même nature vint faire saillie i la partie supérieure de la cuisse gauche, et prit un plus grand développement.

Inquiété par les progrès de celte tumeur, André entre à l'Hôtcl-Dieu le 13 décembre iSSa, salle Saint-Philippe, n* 26.

Oti reconnaît deux vastes abcès par congestion, occupant le pli de Taine et se prolongeant dans les fosses iliaques.

666 IIÉGION DORSO-LOMBAfRE DE LA COLONNE VERTEBRALE.

La colonne vertébrale conserve sa rectilude ; la percussion sur les épines délennine une douleur vers les dernières dorsales ec les premières lombaire». Le malade parait d'ailleurs se porcer assez bien, e( il marche sans dtfiicnlte.

Le 5 janTÎer, M. Bonnet ponctionne la tumeur gnurhe avec le trucart de M. Guérin. Un litre environ de pus séreux est aspiré par la seringue. On injecte 60 grammes de teiniore d'iode, qui est laissée dans la poche. Réaction fébrile assez forte dans la soirée; le malade, qui a voulu manger sa portion, éprouve dans la nuit tous les nccidenttf d'une indigestion ; Ifl lendemain, tout est rentré dans l'ordre ; du côté de la tomeur, pas de signes d'inflammation. Une heure après l'opération, on retrouve l'iode dans les urines, qui en conservent des traces évidentes pendant six 00 sept jours.

Le 14 janvier, les urines ne donnant plus rien parles réactifs, on pratique une nouvelle opération; la réaction fébrile, celte fois, est peu sensible: le malade n'interrompt pas son régime, pt la douleur locale est presque nulle.

Le 33, on ponctionne ù droite, et cette fois on acquiert la certitude que les deux abrès communiquent : à mesure qu'un aspire du liquide, la tumeur gauche s'affaisse.

60 (>ramm<*8 d'iode sont injectés et supportés sans aucun trouble ; Tappéfit du nialrffte au(]fmente; il se promène toute la journér.

Le 3i janvier, quatrième opération. La quantité de pus aspirée est aussi considérable que le prtmier jour; la nature n'en est pas changée ; PînjecCion, cette fois encore, ne déieruiine aucune réuction générale ni locali».

Après chaque nouvelle injection, oo-a pu trouver de l'iode dans les urines pendant rinq à sept jours.

fjc 4 février, le malade sort; son appétit et ses forces sont plus développés qu'avant le traitement : tl assure que depuis quinze (ours ses douleurs lombaires sont remarqu.iblement calmées. I^>s abcès par rnnjpction sont toujours aussi volumineux et aussi indolents. Si l'impatience du malade ne l'etit pas engagé à sortir, on lui aurait fait porter un tuteur de la colonne et l'on serait revenu aux injections iodée«. ( Observation recueillie par M, Chavanety interne dei hôpitaux.)

Lorsque, à la suite de l'ouverture spontane'e ou artificielle lies nhcès par congestion, le pus s'altère et exhale une odeur fétide, les injertions iodées ne doivent pas être négligées. M. Boinet les a vues détruire Todeur fëtide du pus et iàire cesser les symptômes généraux. J'en ai obtenu également itn i^ésultat satisfaisant chez un malade qui avait des fistules ou< vertes aux plis de Taine des deux côtés et dans la région lom« baire. On lui fit chaque jour^ pendant deux ou trois semaines, des injections avec de l'alcool camphi*é, et de temps en temps avec (le la teinture d'iode. Le liquide introduit dans l'une de ces ouvertures sortait facilement par les autres, et malgré Tétendue des foyers purulents que dénionl raient ces libres commtmicaiions, la siippiirntton devint moins alKiniiante et

DiVliTIOttS DE LA TAILLE. C67

perdu complètement son odeur. Il va sans dire que l'étal du uaaliKle fut simplement amélioré.

AbT. IV. — DtVUTIOHS DE Lit TAILLt.

La crainte de donnera cet ouvra^je trop de déTeloppement m'engoge à ne pas aborder dans toute son étendue la question si complexe du traitement des difformités de la taille ; je me contenterai d'ex|>osei' les points de vue auxquels j'ai été conduit à envisager ce sujet en poursuivant Tapplicntion des idées générales que j'ai développées dans cet ouvrage sur ks gouttières, les tuteurs et les appareils de mouvement.

I^s déviations de la (aille que j'ai ici en vue sont celles qu'on observe le plus habituellement et qui coosisitnt en une série de torsions et , de cour- i ^ bures de la colonne vertébrale. I.a figure 93, que j'emprunte à M, Vidal, donne une idée juste de ce genre de ditTormîté.

Quoiqu'il n'entre pas dans mon sujet de m'occuper du diagnostic, je crois devoii- faire une remarque sur les procédés à suivre pour reconnalire quel est le degré de fixité avec lequel les courbures sont maintenues ; question importante , car la curabiliié des déviations de la tadie doit se juger autant pir

668 RÉGION DORSO-LOMBAïaE DE LA COLONNE VERTÉBRALE.

le jeu des articulations de la colonne que par le peu d'étendue des courbures. Poursuivant les conséquences des faits que ja» vais observés dans la cure du torticolis chronique (voy. p. 626) j*ai pensé que Ton pourrait aider au redressement en inclinant et en tournant la tète et le cou de telle manière que les efforts d^équilibre tendissent à rétablir la rectitude du torse. Dans ce but, je fais pencher et regarder la région cervicale dans le même sens que le sommet de la région dorsale, et, par exemple, dans le cas représenté figure 97 page 663, il y aurait inclinaison du cou à droite et rotation de la face à gauche. Lorsque cette position est maintenue par un collier semblable à celui qui est représenté page 623, figure 86, on observe des effets propres à jeter le plus grand jour sur la fixité des déformations. Si la colonne a conservé sa souplesse, si son incurvation est facilement guérjssable, les efforts d'équilibre rétablissent immédiatement la rectitude; bien plus, si le malade marche avec rapidité, il se forme dans la région dorsale une courbure momentanée inverse de la courbure pathologique. Que la colonne épinicre soit plus ou moins ankylosce, Ton n'observe que peu ou point de redressement, et les efforts pour ramener le tête sur le centre de gravité n'ont point d*autre effet que d'augmenter Tincurvation lombaire.

Quoiqu*il en soit, le traitement des déviations de Tépine, particulièrement à Tépoque où elles se forment et s'accroissent, doit être, avant tout, constitutionnel. Bien que souvent les mères présentent leurs filles dont la taille se dévie comme jouissant d'une bonne sauté, une étude attentive démontre habituellement qu'elles sont délicates et sujettes A la fièvre. La rougeur habituelle des lèvres , l'état framboise de la laugue, l'agitation des nuits, la chaleur sèche et brûlante de la peau, surtout vers l'heure du coucher, et enfin les périodes d'abattement qui reviennent à des distances indé* terminées, sont les indices souvent inaperçus du malaise général. L'huile de foie de morue, des préparations de quina, et surtout les traitements qui s'administrent | ar la |)eau, tels que l'hydrodiérapie et les bains de mer, sont particulièrement indiqués.

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