‹ Traité de thérapeutique des maladies articulaires (volume 2)Chapitre 119 sur 151 · TORT. COLIS CHRONIQUE · texte numérisé non relu

TORT. COLIS CHRONIQUE

et Duval , et ces ailleurs y ont fait les additions nécessaires pour que la tel e pu I être inclinée et tournée convenablement.

L'inconvénient qu'ils ont d'obliger les ma-

lades a rester couchés pour suivre leur traitement, les rend inférieurs à l'appareil portatif de M. Bouvier et à celui de MM. Drutel et Blanc, de Lyon.

L'appareil de M. Bouvier est figuré dans le Traité de la ténotonne de M. Phillips. Comme celui que Ion voit Ggure 87, il se compose : 1° dune plaque destinée à être fixée en arrière de la poitrine et du bassin ; 2° d'embrasses circulaires et verticales pour saisir la tête; 3° dune tige postérieure qui s'étend de la plaque dur dos aux enveloppes crâniennes. Cette tige postérieure s'arrête au niveau de la bosse occipitale ; elle peut s'allonger, ce qui permet des tractions, et elle offre trois brisures, munies chacune de vis sans fin et de roues dentées analogues à celles que représente la figure 8, page 321. La première de ces articulations, en allant de bas en haut, permet l'inclinaison latérale; la seconde, le mouvement d'avant en arrière; la troisième, la rotation. Tout cet ensemble est bien conçu et permet de satisfaire à des indications multiples.

Cependant, dans cet appareil, la tète est soumise à une compression circulaire qu'il est utile d'éviter; l'extension ne s'y fait point directement, et le mécanisme, étant en arrière de la tête, n'en suit pas assez bien la rotation normale.

M. Drutel, médecin, et M. Blanc, mécanicien à Lyon, ont

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fait disparaître ces inconvénients par les constructions que représentent les figures 87 et 88.

FiG- 87. FiG. 88.

Indépendamment des parties qui existent déjà dans l'appareil de M. Bouvier, telles que la plaque du dos, l'embrasse pour la tête, et, au niveau de la nuque, les deux articulations avec vis sans tin, mordant sur une roue déniée, avec lesquelles on produit , dune part la flexion en avant et en arrière, de l'autre la flexion latérale, on y remarquera plusieurs disposili :ns spéciales. La tête est saisie par une pression latérale cpii évite les inconvénients de la constrietion circulaire; les mécanismes qui produisent l'extension et la rotation sont placés audessus de la tête, ainsi qu'on le voit bien, surtout dans la figure 88. La traction est dès lors beaucoup plus directe, et Taxe de rotation de l'appareil se trouve exactement dans la ligne de celui autour duquel la tête tourne elle-même.

Quoi qu'il en soit, cet appareil fonctionne admirablement bien et mérite d'être généralement adopté. Si l'on ne trouvait pas des artistes capables de le construire, on pourrait se contenter de celui que représente la ligure 86, page 6'2o.

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