‹ Traité de thérapeutique des maladies articulaires (volume 2)Chapitre 133 sur 151 · e Obsekvation · texte numérisé non relu

e Obsekvation

La première île ces malades était une pauvre tille tîe quatorze ans. La difformité de la poitrine et de la colonne datait de la plus tendre enfance et avait les caractères qui sont propres an troisième de^ié des scolioses. La gêne

67 2 RÉGION DORSO- LOMBAIRE DE LA COLON Mi VERTÉBRALE, tle la respiration était extrême ; l'ascension d'un escalier, une course un peu rapide produisaient l'anhélation; après une ni arche de cinq à dix minutes, la malade manquait de forces et était obligée de s'arrêter. Elle fit usage de mon appareil de mouvement pendant quatre à cinq mois; les séances, de demiheure à trois quarts d'heure, étaient lépétées, du moins si je m'en rapporte aux parents, deux ou trois fois par jour. Ce traitement fut suivi dans le réduit, obscur qu'habitait cette pauvre tille. L'amendement de la difformité n'eut rien d'incontestable. Cependant le jeu des côtes sur la colonne fil des progrès graduels; la gêne de la respiration diminua peu à peu; la marche devint déplus en plus facile. Dans le cours du cinquième mois, elle put être prolongée, sans repos, jusqu'à une heure, et, quelques jouis après, la malade gravit le coteau de Fourvières, dont la pente est rapide, et dont le sommet était à quatre kilomètres de sa demeure.

Dans un cas également incurable, j'ai observé la diminution très sensible de l'oppression chez une fille de dix ans qui m'avait été amenée, par les sœurs Saint-Charles, de l'établissement de Vernaison.

En présence de ces faits, je suis conduit à regarder les oppressions qui accompagnent les difformités de la poitrine comme produites surtout par la roideur des côtes, et a reconnaître aux appareils une grande puissance pour les guérir. Qu'on le remarque bien, la gymnastique et l'escrime ne peuvent mobiliser le thorax dans les casque j'ai en vue, car ils exigent des efforts que l'oppression rend impossibles. Une méthode qui agit sur le malade immobile est seule applicable.

Quoi qu'il en soit, les appareils de mouvement ne se bornent pas, comme dans les cas extrêmes dont je viens de parler, à faire cesser l'oppression. Si la déformation est guérissable, ils aillent puissamment à hâter le redressement de la taille. Je pourrais appuyer cette proposition de faits (pie j'ai recueillis depuis deux ans; mais le résultat s'étant borné, un seul cas excepté, à des améliorations plus ou moins notables, j'attendrai, pour juger de la valeur des moyens nouveaux que je propose, d'en avoir suivi l'application mieux que je n'ai pu le faire jusqu'à présent, les malades ayant toujours été traités loin tle mes veux et sous la surveillance de parents inexacts et incapables d'exécuter ponctuellement une médication complexe et désagréable.

Quelle que soit l'importance du rétablissement de la mobilité dans les articulations vertébrales, il importe que le tronc

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