‹ Traité de thérapeutique des maladies articulaires (volume 2)Chapitre 6 sur 151 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Cependant, de toutes les questions (jui touchent au traitement anatomique des jointures , celle dont cet ouvrage me paraît le plus avancer la solution est relative à la rupture de ïankylose. Si tant de luxations anciennes ne peuvent être réduites, si tant de redressements sont impossibles, c'est qu'il existe entre les surfaces articulaires des adhérences intimes produites par des tissus fibreux; c'est que les machines et les sections de tendons restent sans influence sur ces adhérences. Les rompre avec énergie est une préparation indispensable aux méthodes qui rendent aux os leurs rapports et leur direction. Grâce à la combinaison de cette rupture avec des sections souscutanées, méthode dont M. Palasciauo a eu l'initiative, et dont j'ai généralisé l'emploi, on peut résoudre aujourd'hui un grand nombre de problèmes d'orthopédie jusqu'à présent insolubles. L'expérience en a même été faite assez souvent pour que l'on puisse indiquer les cas dans lesquels ces ruptures produisent des succès brillants, ceux où l'on ne peut en attendre que des améliorations, et, enfin, les conditions défavorables qui doivent en faire rejeter remploi (i).

L'importance de combiner les médications suivant les exigences de chaque cas particulier ressort de toutes les considérations que je viens d'exposer. L'insuffisance de l'art dans les maladies graves des jointures tient surtout à l'oubli de ces combinaisons. On espère le succès de l'emploi isolé d'un remède ou d'une opération: erreur déplorable que l'on retrouve jusque dans les plus hautes régions de la science, comme il me serait facile de le prouver par des exemples rapprochés de nous. J'ai cherché à éviter ces fausses rouies, en puisant dans l'analyse sévère des indications et dans l'étude attentive des clé-

(f Voyez, pour le traitement des fractures et des ankyloses, p. 442? 53;, 6/(3, 3o3, 3çp, 477? 5o4, 546, 554, 576.

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