MOYENS DE RÉTABLIR LA MOBILITÉ DU GENOU
le sol. Mais si la flexion du genou est tout à la fois incurable et très prononcée, on peut rendre la marche moins pénible, et dissimuler en partie la difformité au moyen de divers appareils que 1 on trouve dessinés dans l'ouvrage de M. Ferdinand Martin , sur les appareils prolhéliques des membres inférieurs. Deux d'entre eux appartiennent à la pratique ordinaire; deux autres, beaucoup plus perfectionnés, sont de l'invention de M. Martin.
Art. IV. — Moyens de rétablir la mobilité du genou.
Dès qu'un malade dont le genou est altéré se lève et essaie de marcher, ses douleurs augmentent; elles se calment , au contraire, s'il se repose, et on les voit ainsi diminuer par le repos et s'aggraver par l'exercice. Ce fait, observé souvent , a entraîné tous les auteurs classiques à recommander l'immobilité dans le traitement des maladies chroniques du genou.
Cependant si, au lieu de débuter par la marche, exercice complexe dans lequel la station verticale est associée aux contractions musculaires, on (ait exécuter des mouvements artificiels dans la position horizontale, ceux-ci ne produisent qu'une douleur passagère chaque jour décroissante, et, après leur emploi plus ou moins prolongé, la marche devient moins pénible.
L'utilité des mouvements artificiels est subordonnée à la manière dont ils sont exécutés; il faut qu'ils aient lieu sans secousses et sans produire de douleur, il faut surtout que l'impulsion extérieure se combine et s harmonise avec l'effort des muscles qui meuvent la jambe sur la cuisse.
Ces diverses conditions ne peuvent être remplies dune manière satisfaisante par l'intervention du chirurgien ou des aides dans la production des mouvements artificiels. Ainsi que je l'ai démontré en traitant de cette question en général, il est nécessaire que ce soit le malade lui-même qui les fasse exécuter, et il ne le peut qu'avec des appareils spéciaux. Parmi ceux que j'ai fait construire dans ce but, les uns sont destinés à produire des mouvements alternatifs de flexion et d'extension, les autres des mouvements de rotation.
T. es considérations qui démontrent au genou l'existence de
la rotation, (voyez pages 312 et 31 3) font pressentir l'utilité dos moyens qui peuvent lui rendre son étendue normale; mais les appareils que j'ai fait construire dans ce but n'ayant pas produit des résultats évidemment utiles, je me contenterai de les indiquer, et j'insisterai seulement sur les appareils de flexion et d'extension.
§ 1. Appareils de flexion et d'extension.
Parmi les dispositions nombreuses que j'ai imaginées pour donner aux malades la facilité de communiquer à leurs genoux des mouvements alternatifs de flexion et d'extension, aucune ne m'a paru plus favorable que celle que représentent les figures 23 et 24.
Dans la figure 23, l'appareil est appliqué sur le malade, qui le met en jeu; dans la figure 2/i, il est tel qu'on 1<3 fabrique. Il se