MOYENS DE RÉTABLIR LA MOBILITÉ DU GENOU
Fig. H-
compose : 1° Je deux parties articulées entre elles , dont l'une embrasse la cuisse, et 1 autre la jambe; '2" A\\n support destiné à maintenir le mécanisme à une hauteur suffisante, et à porter une poulie; 3° dune corde attachée au bas de la partie jambière, et d'un manche fixé en haut de celle-ci. Toute la charpente de l'appareil est d'acier; les surfaces cj ni doivent être en contact direct avec le membre sont de cuir matelassé. Il suffit de jeter un coup d'ceil sur ces figures pour comprendre que le malade peut étendre la jambe en tirant la corde réfléchie sur la poulie, et en tirant à lui le manche de l'instrument. Ce manche lui seVt à produire la flexion, et en passant de l'un de ces mouvements à l'autre, avec plus ou moins de rapidité, il force le tibia à jouer sur le fémur comme il le fait dans l'état normal.
352 TRAITEMENT GÉNÉli AL.
Le mécanisme que je viens île décrire est semblable à celui que j'ai fait représenter en 18^8 dans la Gazette médicale. On remarquera, toutefois, que le manche était alors vissé seulement sur la blanche jambière extérieure ; il fallait la changer de place lorsque l'appareil, après avoir servi pour le côté droit, était applique au côté gauche, et réciproquement. M. Blanc, mécanicien à Lyon, a fail disparaître cette incommodité au moyeu de la fourchette qui se fixe aux branches jambière et externe. Grâce à celte modification, l'appareil peut servira l'un et à l'autre côté sans qu'aucun changement soit nécessaire.
Lorsqu'il est utile de maintenir le genou dans une position déterminée, il suffit de fixer le manche de l'appareil à un corps solide, ,1e préfère cependant ajouter un arc de cercle gradué (fi g. 25), muni d'une vis de pression, dont on soude les deux extrémités à la branche horizontale externe de l'appareil.
Fis. 25.
Grâce à cette addition, on peut mesurer l'étendue des mouvements, reconnaître les progrès de la cure, et maintenir pendant un certain temps la jambe au degré de flexion que Ton juge convenable.
Cependant, pour communiquer des mouvements au genou, on peut se contenter de saisir la jambe avec une cravate, et d'exercer sur celle-ci des tractions avec une corde réfléchie sur une poulie. Cette disposition, que j'avais adoptée, dvs le principe, pour la hanche, ainsi qu'on peut le voir dans mon mémoire sur les appareils de mouvement, est représentée dans la figure 2 G .