CHAPITRE PREMIER LES ALIMENTS
La question du régime alimentaire des aliénés et des névrosés est l'une des plus importantes, il est à peine besoin de le dire, de la thérapeutique mentale.
L'homme valide perd, chaque jour, une certaine quantité d'azote, de carbone, d'eau et de sels, soit, en chiffres exacts, dans les vingt-quatre heures, 20 grammes d'azote, 310 grammes de carbone, 2 000 à 3000 grammes d'eau et 30 grammes de matières salines. Ces éliminations quotidiennes, par les urines, les matières fécales, la respiration, les exhalaisons, etc., ces déperditions, résultant des actes multiples de la vie et de la nutrition, doivent être compensées. La balance doit être égale, pour l'entretien de la vie et de la santé, entre les déperditions et les acquisitions.
On donne le nom d'aliment à toute substance qui pénètre dans l'organisme pour maintenir cet équilibre et servir à la nutrition.
Il fut un temps où la faim et la soif étaient considérées presque comme un bien pour les aliénés. Pinel avait pourtant démontré qu'une bonne alimentation leur était indispensable.
Un régime exclusivement albuminoïde ou seulement azoté ne suffit pas; l'organisme, si souvent en déchéance chez les aliénés, profiterait plutôt d'une combinaison heureuse des hydrates de carbone, des albumines, des graisses, etc.
University OF LEEDS.