‹ Traité de thérapeutique des maladies mentales et nerveusesChapitre 46 sur 86 · MALADIE DÈ BASEDOW · texte numérisé non relu

MALADIE DÈ BASEDOW

Les injections iniralhyroïdiennes iodées n'onl pas mieux réussi; elles ont l'inconvénient d'être très douloureuses et d'entraîner de graves accidents.

Un autre mode de traitement physiologique est celui des injections sous-cutanées de produits d'élaboration cellulaire, d'extraits d'organes ; les résultais sont incertains. Les injections du suc tesliciilaire n'ont pas eu un succès plus décisif.

Ballet et Enriquez ont injecté à des basedowiens le sérum de chiens ayant subi l'extirpation du corps thyroïde. Ils ont obtenu quelques résultats appréciables.

Nombreux sont donc les moyens thérapeutiques employés dans la maladie de Basedow, mais minimes sont ceux qui produisent un effet vraiment encourageant. Beaucoup sont inefficaces, d'autres à peine susceptibles d'améliorer quelques symptômes.

L'indication principale est de diminuer l'intoxication et d'atténuer l'excitabilité du système nex'veux. Pour réaliser ce double but, il faut s'adresser à l'hygiène; elle rend des services qu'on ne doit pas négliger.

Le repos physique et moral est la première prescription hygiénique. On surveillera les fonctions digestives et hépatiques ; on recommandera une nourriture simple et substantielle, exempte d'excitants (alcool, café, thé).

On prescrira le régime lacté exclusif et absolu pour quelque temps au moins. Les fatigues, les exercices excessifs seront déconseillés, ainsi que les lectures prolongées et absorbantes.

On recommandera le séjour à la campagne, ou dans une station thermale, principalement dans les stations de montagnes^ à des altitudes moyennes.

L'hydrothérapie est très utile, avec les précautions d'usage (Voir Hydrothérapie). Les douches graduellement froides, vu la susceptibilité des sujets, calment l'irritabilité, atténuent les phénomènes nerveux de la maladie de Basedow.

L'électricité convient aux cas légers de goitre exophtal-

mique. Parmi tous les modes d'éleclrisation, ce sont surtout les courants faradiques (Vigouroux) qui réussissent.

En somme, avec Vhycjtène, les moyens physic/ues, et quelques médicaments calmants, on arrive à atténuer un peu les phénomènes si gênants de la maladie de Basedow,

Ahticle 111. — Maladie de Parkimon.

A. GoNsmÉRATioNS GENERALES — La paralysie agilanle qu'on ne savait où classer, a été, elle aussi, considérée comme une névrose. S'il y a une affection qui ne peut revendiquer ce nom, par son début, sa nature et ses symptômes, c'est bien la maladie de Parkinson. Brissaud fait remarquer que l'idée de névrose implique celle d'une certaine variabilité de symptômes et que les intermittences qu'on y constate ne peuvent que confirmer l'absence de lésions. L'inverse, précisément, s'observe dans la paralysie agitante.

En dépit des résultats, d'ailleurs contradictoires, des recherches macroscopiques et microscopiques, la maladie de Parkinson reste l'une de ces affections pathogéniquement énigmatiques dont les lésions sont encore inconnues.

Il n'est guère admissible qu'une maladie qui débute sans cause bien précise (on n'a guère signalé que les émotions violentes), sans influence héréditaire bien nette, soit assimilable à une névrose.

Il est difficile d'admettre aussi qu'une affection aussi caractéristique, aussi peu variable dans sa forme typique, soit une névrose. Il n'est pas un neurasthénique qui ressemble à un autre, à moins d'imitation ; mais tous les parkinsonniens ont une attitude caractéristique, un maintien, une démarche presque calqués les uns sur les autres.

Le tremblement, qui se produit au repos, qui s'atténue dans les mouvements volontaires pour disparaître pendant le sommeil, est pathognomonique.

La rigidité musculaire, constante, communique l'attitude

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