SULFURE DE MERCURE
Les pommades avec le Cinabre , quinze grains par once d’axonge . sont encore conseillées dans les mêmes circonstances que les fumigations ellesinèmes.
Le sulfure de Mercure ( Su/furetum liydrarri rubriim, cinabre, vermillon), lorsqu’il t en masse , a une couleur violette , quelquefois èuie noirâtre : réduit en poudre impalpable , il quiert une belle couleur rouge, et prend alors us particulièrement le nom de vermillon.
Les usages topiques du Cinabre étaient peu juuus jadis ; Gmelin, dans sou Apparatus ,
• cite qu’un très-petit nombre d’auteurs qui an ployassent de celle manière. On voit en effet t’on le conseillait contre la gale, la teigne, et » autres affections chroniques de la peau 4pp. med.y tom. 2, p. 12ü). De nos jours le nabre n’est plus employé qu’en fumigations, i fait volatiliser ce médicament sur une plaque platine ou de porcelaine , et on en dirige la peur vers les parties que l’on veut guérir. On sert ordinairement d’une boite fumigaloire , laquelle sont adaptées des ouvertures par où î introduit un membre, ou bien auxquelles on jphque une surface du corps qui ainsi se trouve i contact avec la fumigation. Quand on juge uvenable, pour une maladie générale de. la au , de donner des fumigation générales , le alade est placé dans une boite, et la tète seule trouve hors de l’appareil. Ces appareils fumitoires, dont l’invention appartient à Lallouelte, qui par conséquent n'ont été connus de nous ’a la Ou du siècle dernier, sont tous les jours Jdifiés suivant l’idée du médecin ; et suivant s indications spéciales qu’on a ù remplir.
Les fumigations de Cinabre, en tant que re- -•de local, sont particulièrement conseillées ns les svpliilides cutanées; mais, dans toutes les tires maladies chruniquesde la peau, elles sont uployées avec presque autant d’avantage. Les >ses de Cinabre varient suivant l’étendue dé la rface à laquelle on l’applique; suivant la capaé de l'appareil dont on se sert , suivant la sennlilé des parues. Elles varient de 10 grains à et 5 gros.
Nous les avons conseillées et employées aussi inspirations contre les maladies chroniques de membrane muqueuse du nez et du larynx ; us , dans ce cas, il laul avoir soin de ne faire aque fois que huit ou dix inpiralions , de peur provoquer une irritation trop vive des bron-
IÜDURES 1)E MERCURE.
II y a deux iodures de Mercure , le proto-iodure et le deulo-iodure. Leur découverte est plus récente encore que celle de l’iode , et leur emploi tliérapeuiliique date à peine de quelques années. Ce sont toutefois des médicaments extrêmement précieux dont le médecin aurait aujourd’hui beaucoup de peine â se passer.
Le proto-iodure de Mercure est d’uu jaune verdâtre , insoluble dans l’eau et dans l’alcool. On le donne à l’intérieur en pilules pour produire des effets altérants , dont nous aurons à nous occuper plus lard ( Voyez Médicaments altérants , iode). Eu pommade on l’incorpore à l’axonge et au eéral dans la proportion de 4 à 10 grains par gros.
Le deuto-iodure de Mercure contient deux fois plus d’iode que le précédent. Il est d’un beau rouge, et soluble dans l'alcool , l’éther, les acides , l’hydriodate de potasse , et les sels mercuriels. On l’administre à l’intérieur comme altérant, mais c’est surtout ù l’extérieur qu’on l'emploie comme agenl de médication topique excitante. 11 doit toujours être prescrit à doses moitié moindres que le proto-iodure.
Outre leurs usages comme résolutifs, usages dont nous aurons à nous occuper plus tard quand nous traiterons de l’Iode , ils ont encore des propriétés irritantes fort énergiques , et ù ce titre ils rendent de grands services dans le traitement des maladies chroniques de la peau , et notamment dans les dartres rongeantes et la syphilide ulcéreuse. Quand on applique sur une partie , une pommade faite avec un iodure de Mercure , il faut avoir grand soin de ménager les doses, autrement on causerait une inflammation plus aiguè et plus douloureuse qu'il n’est convenable d’en produire.