EXCITANTS GÉNÉRAUX
cet état serait incompatible avec la vie. Mais si médecin , à l’aide des Excitants , monte l’orgasme au ton nécessaire pour qu’il réponde parut ù l’impression des sucs digestifs , nous vcrns alors la trame osseuse assimiler les sels lcaires , les muscles s’emparer de la fibrine , les émonctoires divers livrer passage à tout qui 11e peut servir h la nutrition. Mais il était soin , pour que ce phénomène s’accomplît , il fit besoin , disons-nous, d’une excitation plus , d’une véritable fièvre.
De même pour les causes morbifiques. Si un anent morbide est introduit dans l’économie , jénélrera avec le sang dans toiles les parties , suscitera une réaction d’autant plus énergique 'il sera , par sa nature , moins assimilable et is excitant; celte fièvre, comme tout à iure, mettra les émonctoires divers en rapport ictionnel avec les produits à éliminer, et la nae ainsi se débarrassera des causes morbides, st exactement dans ce sens que l’on doit endre la coction hippocratique des maladies, si l’excitation générale est trop vive, que les îtres ou les conducteurs nerveux de la vie inieure soient modifiés à tel point qu’ils nvoienl plus aux organes l’influx nécessaire ù :complissement des fonctions éliininalrices , levoir du médecin sera de modérer cette exci- 1011 par tous les moyens que la pratique lui leigne; mais si , au contraire , soit ù cause de nature septique du principe morbifique , soit is l’influence du traitement , l’excitation généî est tombée au-dessous du type normal, et e système nerveux ganglionnaire qui préside : sécrétions n’est pas assez énergiquement slilé, le médecin alors devra , à l’aide des Exmts , éveiller la fièvre nécessaire à l’accomplisîent de la fonction sécrétoire.
Nous venons de raisonner dans l’hypothèse où nincipe morbifique n'a pas causé dans les orics autre chose que ces perturbations passais dans les actes intimes de la circulation •illaire et de l’innervation, qui ne sont point :ore de l’inflammation. C’est de cette façon Icmenl qu’il peut être assimilé à l’aliment , et : nous lui avons appliqué le grand principe de octiun hippocratique.
Supposons maintenant que ce même principe rbide ait plus particulièrement agi sur le poun et ait constitué une fluxion de poitrine. Ici ause sera d’une petite importance, l’effet local upera une place pathologique bien autrement nde. Nous croyons qu’ici encore la fièvre de
réaction , si énergique qu’elle soit , doit être assimilée ù celle dont nous parlions tout à l’heure; que les produits morbides fabriques au point irrité et résorbés sont une cause de fièvre comme l’ingestion d’un poison , comme le principe morbifique dont nous parlions tout à l’heure. Toute la conduite du médecin se résume en ces termes ; modérer la fluxion locale en tempérant l’intensité de la fièvre, favoriser la résolution des produits morbides épanchés et l’éliminalipn des produits morbides résorbés. Le plus ordinairement , loin d’avoir ù exciter la fièvre , le médecin s’appliquera à la tempérer, car la cause est énergique et fortement excitante elle-même. Et la coction de ces produits morbides qui circulent en si grande masse dans l’économie, impossible ou du moins très-difficile , ne sera facilitée que par de grandes évacuations sanguines ou humorales qui agiront ici comme agirait un vomitif pour débarrasser l’estomac surchargé.
Mais ici même, comme dans le cas le plus simple , il peut arriver que le système nerveux fléchisse ; que les forces soient insuffisantes pour la digestion des produits morbides et pour la coctiou finale, et qu’il faille exciter la fièvre pour en finir avec l’élimination définitive des produits morbides résorbés.
Il est bien rare qu’au début des maladies aiguës l’indication des Excitants se présente : la fièvre dans ce cas est plutôt trop énergique que trop faible ; mais à la fin des pyrexies et des phlegmasies , quand Pincilabilité de tous les appareils est usée en quelque sorte par l’exercice successif et à chaque instant répété de la digestion morbide , et par les médications débilitantes que l’on a mises en œuvre, il arrive que chaque élément organique a besoin d’un stimulant nouveau , comme un eslomac lassé de la même alimentation, et que les Excitants alors rendent au système nerveux cérébro-spinal et ganglionnaire l’aptitude ù influencer les autres éléments organiques. C’est donc en général à la fin des maladies aiguës , lorsque la fièvre est tombéi^et que la résolution s'effectue lentement, qu’il faut employer les Excitants généraux; nous dirons plus bas , en traitant de la médication irritante , les circonstances dans lesquelles les topiques irri lanls appliqués au voisinage des parties enflammées activent localement la résolulion comme les Excitants généraux favorisent l’assimilation complète, ou du moins l’élimination complète des produits morbides non assimilables.
11 est pourtant des maladies aiguës dans les-
MEDICATION EXCITANTE.
quelles la cause a agi avec une effroyable intensité en même temps sur le système nerveux qu’elle sidère , et sur certains organes qu’elle congestionne et dans lesquels elle simule une phleginasie ; nous voulons parler du choléra , par exemple. Ici d’emblée le système nerveux e6t frappé d’une telle impuissance , que l’économie est impropre à toute coelion et que l’organisme va mourir opprimé sous la cause morbifique qui le surcharge ei qui ne peut être éliminée , comme un estomac gorgé d’aliments devenu inhabile à tout acte de digestion. C’est alors qu’il est besoin des Excitants les plus énergiques pour redonner à la fibre la vitalité sans laquelle la cause morbifique ne pourra être éliminée.
Le choléra asiatique doit à juste litre être placé au premier rang des maladies dans lesquelles des Excitants peuvent être utiles, comme la pneumonie et le rhumatisme articulaire aigu doivent être placés en dernier; mais intermédiairement il est des affections qui , plus rapprochées ou plus éloignées de ces points extrêmes , réclament l’usage des Excitants ou les repoussent.
Plus longue est une maladie dans l’accomplissement de ses phases; plus il faut à l’économie de forces pour suffire à ces codions successives et incessantes, nécessitées par l’absorption longtemps continuée de produits morbides nouveaux; aussi dans la fièvre typhoïde , dans la variole confluente , l’emploi des Excitants est-il souvent indiqué, indépendamment de la nature septique de la cause , mais par le seul fait de la lenteur des révolutions morbides; tandis que dans la pneumonie , dans la rougeole , dans la variole discrète , les tempérants sont presque toujours exclusivement indiqués.
La longue durée de la maladie est bien un élément de l’indication des Excitants ; mais cet élément est bien moins important que celui qui se tire de la septicité même de la cause morbide : la peste et le typhus nous en fournissent un exemple frappant.
D’après tout ce que nous venons de dire , il s’ensuit que l’indication des Excitants se juge moins d’après les symptômes locaux que d’après l’état général. Jamais, quand une fièvre vasculaire se montre avec énergie , que le pouls est plein et que les sécrétions se font régulièrement , jamais il ne nous viendra à l’esprit de recourir à des médications Excitantes , quand bien même il ne nous serait possible de découvrir aucune lésion locale importante ; et au contraire nou3 n’hésilcrions jamais à donner des Excitants
énergiques , si, en même temps que l’auscultation nous permettrait de constater une péripneumonie fort étendue, nous voyions le pouls petit et faible, la respiration lente , la peau refroidie et les forces musculaires déprimées. Et dussions-nous augmenter la fluxion de poitrine , nous exciterions encore , parce que , en définitive, on meurt bien rarement par le poumon , mais bien plutôt par la stupéfaction générale qui frappe tous les éléments organiques et qui éteint les aptitudes fonctionnelles des molécules élémentaires comme celles des tissus et des appareils.
Cette dernière proposition paraîtra peut-être un peu paradoxale aux partisans des nouvelles idées médicales, accoutumés à mesurer graphiquement la gravité d’une maladie par l’étendue des lésions locales ; c’est pourquoi nous nous y appesantirons un instant.
Dans la pneumonie , c’est un fait reconnu par tous les cliniciens , l’étendue du mal n’est pas sans importance ; mais très-certainement cette étendue plus ou moins grande n’est pas l’élément principal. On voit des gens mourir avec un lobe hépatisé , on en voit d’autres survivre aux fluxions inflammatoires qui envahissent un poumon tout entier. Et contre l’opinion de ceux qui regardent l’état local comme le point de départ exclusif des troubles généraux , il est évident que ces troubles généraux prennent chez l’un une intensité effroyable et chez l’autre une gravité peu notable, ce qui par conséquent n’est nullement expliqué par la considération unique de la lésion du poumon.
Si donc les troubles généraux ou sympathiques, ou symptomaliques , comme on voudra les a|>peler , constituent le véritable danger , et si le malade va mourir pas ces troubles , bien que la respiration soit peu lésée , n’est-il pas évident qu’une médication qui ferait cesser ces troubles devrait être à tout prix employée , üût-eile aggraver l’état local , qui eu définitive n’est pas menaçant , puisque les fonctions de l’organe ne sont pas notablement troublées. Que siaux signes que nous avons donnés plus haut, nous trouvons « dans une pneumonie, l'indication des Excitants, nous n’hésiterons pas à administrer ces héroïques moyens , quand bien même nous devrions pour un instant exagérer la phlegmasie pulmonaire.
Nous ne devons pas dire , comme l’tcolc anatomique le dit si souvent , le traitement débilitant convient dans la pneumonie , le traitement excitant convient dans la fièvre typhoïde; mais seulement , le traitement excitant ou débilitant est opportun dans tel étal de l’éco*
EXCITANTS SPÉCIAUX
omie lié à la pneumonie ou ù la fièvre typhoïde. On ne peut pas dire non plus d’une manière bsolue que les Excitants sont indiqués dans la ieillesse , contre-indiqués dans l’enfance et dans ’ùge adulte. La réaction, il faut en convenir, est, ouïes choses égales d’ailleurs , beaucoup plus mergique dans le jeune âge qu’ù une époque de a vie plus avancée ; mais si , d’une part , la na- .ure de la maladie peut jeter exceptionnellement 'organisme d’un adolescent dans les conditions )ù se trouve habituellement celui du vieillard , J'aulre part , le vieillard peut conserver dans juelques circonstances assez de juvénilité , qu’on mus permette cette expression , pour réagir à la nanière d’un adulte. Le médecin doit donc se enirpour dûment averti et se diriger, non d’après ’àge et les signes locaux , mais d’après l’état ébrile.
11 doit encore tenir grandement compte des liabitudes d’excitation auxquelles a été soumis le malade. Car si , sous l’influence des causes excitantes les plus énergiques , l’individu , dans l’état de santé, ne réagit que mollement, lorsque, dans l’état de maladie , à ces causes excitantes ordinaires se substitueront les causes excitantes morbides, celles-ci seront aussi impuissantes à susciter la fièvre, que l’alcool l’était depuis longtemps. C'est ce que nous voyons arriver chez les ivrognes. Chez eux , l’excitation fébrile causée par un érysipèle, par un phlegmon, par un anthrax , et quelquefois même par un rhumatisme articulaire et une pneumonie, est si peu énergique , qu’elle est impuissante à la digestion des produits morbides , et des Excitants deviennent nécessaires , ceux mêmes auxquels l’organisme était accoutumé ; et alors l’excitation alcoolique et l’excitation maladive doivent être réunies et agir de concert. Que si par hasard chez ces mêmes hommes la cause morbifique a un caractère septique , les Excilantsalorsdevrontètre d’autant plus puissants que l’organisme est depuis plus longtemps blasé contre l’impression des agents stimulants.
Ces étals divers de l’économie dans lesquels nous avons trouvé l’indication des Excitants , doivent être rangés sous le litre commun d’asthénie suivant Brown, ù'udjrnamie selon Pinel. 11 nous reste à parler de l 'ataxie dans laquelle les Excitants sont également indiqués.
Pour nous l’ataxie est caractérisée, non comme on l’a dit et comme on le répète si ridiculement tous les jours , par les convulsions , les contractions , le délire , etc., etc.; mais par les symptôme# que nous avons dit appartenir à la grande
famille des spasmes essentiels , et sur lesquels nous avons insisté avec tant de force en traitant du musc , Irt partie, page 20; nous y renverrons donc nos lecteurs, nous contentant d’ajouter ici que les Excitants sont toujours indiqués dans celle complication des maladies aiguës.
Le choix des Excitants est de quelque importance , et cependant à cet égard il est difficile de poser des règles que ne fassent varier à l’infini mille circonstances inappréciées jusqu’ici , et probablement inappréciables et du côté du malade et du côté des médicaments.
Les Excitants purs , tels que le calorique , les alcools, l’ammoniaque , les vins, les boissons fermentées , les eaux gazeuzes , sont plus spécialement indiqués dans cet état de débilité générale , caractérisé parue affaissement uniforme de tout le système de l’économie : les Excilanls antispasmodiques, tels que les éthers , les labiées, les ombeilifères aromatiques , devront être préférés lorsque les phénomènes de prostration sont accompagnés de symptômes ataxiques et de celte bizarrerie , de cette désharmonie qui caractérisent l’étal nerveux ou spasmodique qui complique les affections aiguës.
EXCITANTS SPÉCIAUX
Il y a deux manières de concevoir l’action des Excitants spéciaux. Ou ils provoquent une excitation générale avec crise spéciale , ou bien ils exercent une action élective immédiate sur tel ou tel appareil organique : dans le premier cas on peut considérer l’agent médicamenteux comme un élément morbifique qui , après avoir stimulé tous les organes avec lesquels le sang le met en contact , se trouve plus spécialement en rapport d’affinité élective avec tel ou tel émonctoire. Ainsi le virus varioleux peut , dans l’ordre pathologique, être considéré comme un Excitant spécial de la peau , bien qu’il détermine une fièvre générale , et parlant une excitation multiple ; dans l’ordre thérapeutique , nous comparerons les sudorifiques aux agents morbides tels que les virus varioleux , morbilletix et scarlatineux. Certains sudorifiques exercent en même temps celle action générale et spéciale ; de ce nombre sont les Excitants les plus purs, le calorique, l’ammoniaque, les alcooliques. D’autres sudorifiques ne semblent pas exercer une action générale , soit que celle action soit inappréciable, soit qu’elle soit nulle en effet ; d’emblée ils activent les fonctions sécrétoires de la peau j cc sont les médicaments que nous avons
MÉDICATION EXCITANTE
décrits plus spécialement Ire partie', page 181 , sous le litre de sudorifiques proprement dits.
L'indication de ces derniers semblerait devoir exister lorsqu’il y a fièvre vive et que les émoncloires restent formés à l’élimination des produits morbides ; si eu effet on excitait la transpiration , l’économie se trouverait soulagée d’autant ; mais l’expérience démontre que ces Excitants , comme les diurétiques et les emménagogues, deviennent alors de véritables Excitants généraux, et que presque toujours ils perdent, dans ce cas, les qualités spéciales par. lesquelles ils se distinguent lorsque l’organisme , en équilibre , n’eslpas troublé par la fièvre. C’est surtout dans les maladies chroniques constitutionnelles que l’emploi des sudorifiques est indiqué. La vérole, le rhumatisme, la goutte atonique , la scrophule , la cachexie mercurielle, la diathèse purulente, réclament l’emploi de ces moyens. En favorisant la tendance vers la peau, les sudorifiques présentent à chaque instant le sang et les produits morbides qu’il contient au plus vaste émoncloire de l’économie , et chaque jour, à chaque instant, un peu de la* cause morbifique est éliminée.
Par cela même que ces médicaments n’épurent que lentement et en détail, ils doivent, surtoul'dans les maladies chroniques, où la cause est si inhérente et se régénère si facilement, ils doivent , disonu«nous,agir longtemps dans le même sens. Aussi, dans les véroles constitutionnelles, dans les rhumatismes , etc., les sudorifiques seront-ils continués pendant trois, six, dix mois, etquelquefois même davantage, en ayantsoin d’en interrompre l’usage pendant quelque temps pour y revenir ensuite.
Les sudorifiques qui agissent comme Excitants généraux, le calorique , l’ammoniaque, les alcooliques, ne pourraient pas, comme ceux dont nous venons de parler, être assez longtemps continués pour détruire une cause morbide fixe : dès qu’ils n’agissent que par une fièvre intermédiaire, il est clair qu’ils exercent sur l’économie une influence analogue à celle que cause un accès de fièvre éphémère , et cette influence ne peut qu’être fâcheuse ; mais quand le principe morbide est de sa nature vague et fixé dans l’économie par des racines peu profondes, les sudorifiques excitants sont au contraire indiqués. Ainsi, dans la vérole constitutionnelle, dans le rhumatisme chronique, dans la goutte atonique, les premiers sont applicables; les aulres , au contraire , dans le rhumatisme fibreux, dans la goutte non fébrile, comme le prouve l’utilité incontestable des bains de vapeur dans ces deux dernières formes de maladie.
Nous n’oserions affirmer que les sudorifiques non excitants n’agissent que par leurs propriétés sudorifiques ; probablement , et nous inclinons vers cette opinion , ils possèdent des vertus neutralisantes spéciales en vertu desquelles ils modifient l’agent morbide. Sans doute on ne peut prouver directement une pareille idée ; mais n’acquiert-elle pas une certaine probabilité quand on voii les médicaments ne pas toujours provoquer de crise par les sueurs et cependant agir, quoique avec plus de lenteur.
Tout ce que nous venons de dire des sudorifiques s’applique aux diurétiques et aux emménagogues. Presque tous les médicaments excilanjs activent en effet la sueur, les urines, le flux menstruel; mais il existe des agents plus spéciaux, tels sont les sudorifiques, les diurétiques et les emménagogues dont nous avons parlé dans notre première partie.
Pendant la fièvre, alors que les fonctions nerveuses sont employées à l’accomplissement de fonctions nouvelles , il est impossible de diriger leur action vers tel ou tel appareil ; aussi les emménagogues el les diurétiques , pas plus que les sudorifiques, ne doivent-ils être employés que lorsque l’orgasme fébrile est entièrement passé.
La plupart des diurétiques sont en même temps des irritants topiques, et, comme tels, ils enflamment souvent la membrane muqueuse digestive, avec laquelle on les met en contact. Aussi ne peuvenl-ils être administrés de cette manière quand il existe des signes de phlegmasie gastrointestinale et qu’on a des raisons de craindre l’exacerbation de celte phlegmasie. D’ailleurs dès que les diurétiques purgent, ils ne sont plus absorbés et ne provoquent que la supersécrétion de la membrane muqueuse du tube digestif. Ainsi quand l’intestin est sain et peu irritable , ils doivent être donnés de manière à ne pas produire d’abondantes évacuations alvines; quand l’estomac et les intestins sont malades , une autre voie reste ouverte à l’absorption : celle voie c’est celle de la peau. Nous obtenons en effet des évacuations urinaires souvent très-abondantes, en recouvrant le ventre de fomentations faites avec un mélange de teintures de scille et de digitale , ou de décoctions de ces mêmes plantes.
Le mode d’action des diurétiques est parfaitement analogue à celui des sudorifiques; seulement il est plus énergique, plus rapide et n’a pas besoin d’être aussi longtemps soutenu. 11 est même important de ne pas le soutenir aussi longtemps, car ce ne serait pas impunément , ni pour le rein qui
EXCITANTS
ut en être irrité , ni pour la membrane mueuse digestive qui n’en supporterait pas longnps l'action si le médicament avait été ingéré. Nous terminerons ce chapitre par deux mots sur ; emménagogues. Ces médicaments sont bien oins spéciaux encore que ne le sont les sudorilues et les diurétiques, et on le conçoit aisément l'on veut comparer la nature des organes d’exéî ion. La peau transpire toujours, les reins séèlent toujours de l’urine , depuis le commenceent de la vie extra-utérine jusqu’au terme de •xiilence : il y a donc dans ces organes une aplide fonctionnelle continue qui n’a besoin que de ceasion la plus légère pour être excitée; mais n’en est pas de même pour la menstruation ; la unie n’est réglée que pendant le tiers de sa vie :>eu près, et, pendant cette courte période, la •rélion sanguine n’a lieu que 50 ou 00 jours ns le cours d’une année. La menstruation est ne une fonction passagère, intermittente, acciîitelle; tant de conditions la dérangent que l’on nçoit toutes les difficultés qui embarrassent le érapeulisle quand il veut l’activer ou la régula- ;er. Aussi pour qu’un médicament emménagoguè il réellement emménagogue, il faut des condims générales de santé sur lesquelles il est hurlant d’insister ici.
La fonction menstruelle n’est pas tellement esntielle à la constitution de la femme adulte , 'elle doive s’exercer quand même. Aussi se >uble-t-elle facilement quand l'harmonie généle vient elle-même à être gravement troublée, nt qu’existent ces troubles généraux, c’est vaiment qu'avec des emménagogues on voudra p peler les règles; la première condition de toutes :sl de rétablir l’équilibre, et alors l’Excitant spéd de l’utérus devient dans la balance un poids