‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 142 sur 242 · ALTÉRANTE · texte numérisé non relu

ALTÉRANTE

fonction mette l’instrument de cette fonction dans de meilleures conditions de curabilité. Certes nous nous garderions bien d’affirmer que l’iode et les alcalins guérissent le goitre et les maladies du foie par le mécanisme que nous venons d’indiquer; mais enfin on peut ici hasarder une explication qui n’est pas absolument ridicule , tandis que le mécanisme de la guérison de la vérole par l’or ou par le mercure échappe à toute explication un peu raisonnable.

Les médicameirls que nous avons étudiés dans ce chapitre ne sont pas exclusivement altérants, et , en vérité , nous ne savons s’il existe, dans la matière médicale, un seul agent qui puisse se ranger rigoureusement dans une classe déterminée. C’est à bon droit, à coup sûr, que l’opium a été placé par nous dans la classe des stupéfiants ; mais l’opium excite vivement la circulation, il est sudorifique, il est aphrodisiaque, il est emménagogue. Au même litre, outre ses propriétés altérantes, l’iode, par exemple, est excitant, emménagogue ; l’or est un tonique puissant pour l’estomac. Ce que nous disons ici a ce double but d’abord de faire voir la vanité des classifications, et en outre de bien faire apprécier aux praticiens les qualités complexes des médicaments, pour qu’ils puissent se mettre sur leurs gardes, avertis qu’ils sont que les agents de la matière médicale sont souvent des armes à deux tranchants, et qu’il faut savoir à propos utiliser une des propriétés du médicament et neutraliser celle qui, dans la circonstance présente , pourrait être nuisible.

MEDICAMENTS TONIQUES

Nous diviserons les Médicaments toniques en toniques purs et toniques astringents.

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