OXIDE DE ZINC
Cet Oxide ( Calx Zinci) est aussi nommé Fleur de Zinc, Pompholix, Nil Album, à
tiâ
MÉDICATION
cause de sa légèreté, de sa blancheur : il l'éstille de la combustion rapide du Zinc; il est doux au toucher, inodore, insipide, insoluble dans l’eau. M. Orfila l’a vu déterminer des vomissements chez les chiens, à la dose de trois à six gros, sans causer, du reste, aucun accident. Mal préparé, il provoque aussi chez l’homme des vomissements, selon Desbois de Ilochefort.
A l’intérieur, ce médicament a été administré contre toutes les névroses, mais principalement contre l’épilepsie, la coqueluche et la toux convulsive. Pour ce qui est de son efficacité dans l’épilepsie, les témoignages contraires égalent bientôt les témoignages favorables; de sorte qu’il devient réellement impossible de rien conclure. Disons que plusieurs lois nous l’avons employé à hautes doses, et sans le moindre succès. Il paraît plus sûrement utile contre les autres affections nerveuses. Rien à cet égard ne nous est prouvé. Nous croirions mal employer nos pages, que de les consacrer à écrire à la lile les uns des autres, noms et citations de tous les pays pour ou contre cet agent thérapeutique. D’autres questions plus importantes y gagneront. Si l’oxide de Zinc est un anti-spasmodique destiné à jouir ultérieurement d’une célébrité méritée, on en cherchera les indications au chapitre : Médication antispasmodique. A la fin du siècle dernier un praticien de Genève a pourtant publié dans \e Journal de Vandermonde (décembre 1779, tome LU, page 518), de nombreuses observa tiens de l’emploi des fleurs de Zinc dans une foule de maladies convulsives essentielles, surtout chez les enfants. Suivant ce médecin, nul anti-spasmodique n’égale l’oxide de Zinc : d’après lui, si on en redire peu de succès, c’est qu’on le donne à doses insignifiantes. 11 le porte, lui, jusqu’à cinquante, soixante et cent grains par jour, sans que jamais le moindre accident en soit résulté. Ce mémoire, fort bien fait, nous a inspiré quelque confiance et le désir de poursuivre l’emploi de ce moyen dans les convulsions des enfants et l’hystérie; nous ferons connaître nos résultats, quels qu’ils soient. On trouvera dans Gmelin ( Jpp. medicam. ),el dans le dernier volume de MM. Mérat et Delens, les renseignements les plus nombreux sur l’oxide de Zinc.
11 entre dans la composition des pilules de Méglin. Son usage extérieur est moins équivoque. 11 fait partie d’une foule de pommades et d’onguents, de collyres, etc. (On se sert plus particulièrement dans ces cas de la tuthie et de la calamine, qui sont des oxidesde Zinc impurs, silicalés
hydratés, et mêlés à du carbonate de Zinc, etc.). Ces différents préparations le contiennent dans la proportion de un quart, un sixième, un huitième, mélangé à d’autres substances dont l’action est analogue.
Il est employé sous toutes les formes comme détersif; cicatrisant, roboraut, dans diverses sortes d’ulcèrcs, mais surtout certaines biepharophtalmiesclironiques, ulcérations et taches de la cornée : nous l’avons vu réussir ainsi employé contre les fissures de l’anus et les gerçures du sein, les plaies, prurigo, érythèmes qui surviennent aux parties qui ont souffert trop longtemps le contact du lit dans les maladies graves, celui de l’urine chez les enfants, etc.; enfin, dans tous les cas où réussissent les pommades dites de Janin, du Régent, de Desault, etc....