P YRO T II ON IDE
Ranque, médecin à Orléans, a donné ce nom à une huile pyrogénée déjà décrite par Lemery (chimie) sous le nom d’huile de papier. Celle huile s’obtient en brûlant à Pair libre du papier, du linge, du chanvre, du colon, et en recevant et condensant l’huile empyreumatique qui s’en dégage sur le fond d’une assiette ou d’un vase quelconque. Ce liquide, d’un bistre foncé, est étendu de l rois ou quatre fois son poids d’eau.
Ce médicament, assez insignifiant, est utile pourtant en collyre, dans les ophlhalmies catarrhales légères; en injections , dans les blennori liées peu graves; en gargarismes, dans des angines catarrhales superficielles. Ranque, un peu enthousiaste par caractère , accordait à son Pyrolhonide de merveilleuses propriétés et il le préconisait même comme un spécifique dans l’angine diphlhérilique , lapins redoutable des maladies de la gorge. L’expérience n’a pas confirmé les promesses et les assertions du praticien d’Orléans.