‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 173 sur 242 · ACIDES · texte numérisé non relu

ACIDES

in diversos morbos ), l'administraient, dans ce cas, mêlé à du sucre, à du blanc de baleine, à de la pomme arabique . et l’associaient à l’opium. Kapeier, médecin de l'hôpital Saint-Antoine, a en quelque sorte importé chez nous cette médication, et il donne pendant six . huit , dix jours de suite un demi-gros A trois gros d’Alun dans un julep gommeux ( Arch . gèn. de mèd.f t. xvin. p. 570, Mémoire de M. Montanceix). Un grand nombre de médecins des hôpitaux de Paris, et, entre autres, Gendrin, ont sanctionné par leur propre expérience, la méthode de Grashius. Mais ce dernier a pensé que l’Alun n’agissait que par l’acide sulfurique en excès qu’il contenait; et, d’après celle idée, il a administré plusieurs jours de suite aux malades atteints de la colique de plomb un ou deux gros d’acide étendu dans une suffisante quantité de tisane. Il est incontestable que ce praticien a obtenu des succès ; mais nous devons dire que nous n’avons pas été heureux en répétant ses essais, tandis qu’il est bien facile de se convaincre de l’utilité Je l’Alun dans le traitement de la colique des peintres.

A l’intérieur, il est rare qu’on puisse porter la dose de l’Alun à plus de deux gros à la fois sans provoquer des vomissements, des coliques et des purgations. Ou en donne ordinairement G ou 8 grains plusieurs fois par jour : mais pour combattre la colique de plomb la quantité eu est portée beaucoup plus haut. Du reste , on peut élever la dose jusque-là qu’elle ne cause pas d’accid. nts du côté des organes digestifs ; et la susceptibilité indiv iduelle des malades doit seule nous servir de guide.

Pour l’usage externe, on se sert le plus ordinairement d’une solution saturée à froid. Toutefois, dans les collyres, il convient de commencer par de moindres doses, et de les élever en raison des douleurs que provoquera le médicament et des changements qu’il apportera dans la maladie.

On n’emploie plus guère aujourd’hui l’Alun calciné, qui n’est qu’en partie soluble, et à des degrés divers, suivant qu’il a été plus ou moins calciné , et qui par conséquent a une activité fort variable : l’Alun non calciné remplit beaucoup mieux toutes les vues du thérapeutiste, à moins, comme nous l’avons dit plus haut, que l’on veuille produire une astriclion très-forte, et réprimer ou des fongosités considérables ou des tubercules inflammatoires.

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