PURGATIVE. «J
constipation est donc d obtenir des malades qu’ils se présentent à la garde-robe tous les joui s à la même heure, mais seulement une lois. Ils doivent faire de longs efforts, et ne se retirer de la chaise que lor squ'ils ont bien constaté leur impuissance. Si deux jours de suite ils n ont pu évacuer, alors, séance tenante, ils prennent un quart de lavement huileux froid qui facilite le glissement du bol excrémentiliel. Par ces moyens , continués avec persévérance, il est rare que la constipation qui ne reconnaît pas pour cause une lésion organique ne finisse pas par céder.
Mais si l’on n’a pu obtenir le résultat auquel on tendait; si la flaccidité de la membrane musculeuse est telle, qu’on ne puisse lui donner, même pour quelques instants, le ressort nécessaire pour aider à l’action expullrice des muscles abdominaux, les purgatifs doivent être employés ; mais ils ne sont qu’un moyen auxiliaire : ils évacuent l’intestin , et par conséquent laissent à la tunique musculeuse la possibilité de revenir sur elle-même autant que le permet le peu de contractilité qui lui reste. Cela seul suffit pour lui rendre quelque énergie; mais en même temps il faut employer les moyens capables d’augmenter la faculté contractile du plan musculeux de l’intestin , et ces moyens sont ou les préparations toniques, ou les excitateurs, tels q^ie la noix vomique , l’eau froide injectée dans le rectum. Les astringents concourent encore au même but, bien que d'une manière différente.
Mais la constipation peut être , comme nous l’avons dit plus haut , produite par l’atonie de la membrane muqueuse. L’atonie de la membrane muqueuse tient surtout à l’abus des excitants locaux qui finissent par user Pincilabililé brownienne et rendre le tissu inapte ù ressentir l’impression des modificateurs naturels. Les lavements chauds et les purgatifs sont la cause la plus ordinaire de cette atonie; et l'on comprend en effet comment la membrane muqueuse, dont les sécrétions sont sans cesse activées par le calorique et par les purgatifs , cesse de verser des produits de sécrétion quand elle n’est plus soumise aux mêmes influences excitalives. 11 en résulte une sécheresse qui ne permet pas le glissement du bol excrémentiliel, et qui, loin d’être utilement combattue par les purgatifs, sera au contraire aggravée. Dans ce cas, c’est encore aux topiques froids cl toniques qu’il faut plus particulièrement recourir.
Diarrhée. — Déjà, en parlant des vomitifs et