ÉTAIN
L’étain est, après le mercure, celui de tous les métaux qui a joui de la réputation la plus grande comme anlhelmintique. Déjà, au milieu du dix-septième siècle, au rapport de Sprengel, dans son Histoire de la médecine, la limaille d’étain était conseillée, même contre le ténia à la dose de 2 à 4 grammes ( 5G à 72 grains), plusieurs jours de suite. De nos jours on a été beaucoup plus loin; Rudolphi en donnait jusqu’à 50 grammes (1 once et demie) dans un sirop ou dans un élecluaire. Le sulfure d’étain a été conseillé dans le même cas , et à la dose de 10 à IG grammes ( 2 à 4 gros ).
L’électuaire vermifuge de Spielmann était composé de 52 grammes ( 1 once) d’étain pur et d’autant de mercure que l’on amalgamait; puis on ajoutait 52 grammes de carbonate de chaux et autant de magnésie , que l’on incor-
porait à la conserve d’absinthe; puis on ajoutait une suffisante quantité de sirop de menthe.
Quant ù la poudre vermifuge de Brugnatelli, qui a joui d’une certaine célébrité, elle n’était autre chose que le sulfure d’étain. On la prescrivait ù la dose de 2 à 4 grammes (36 à 72 grains), trois ou quatre fois par jour , aux personnes atteintes de ténia.