SEMEN CONTRA
Dans le genre arlemisia nous avons vu que l’armoise et l’absinthe jouissaient de propriétés
ANTHELMÏNTIQUES.
anthelminliques , que nous regardions comme liées à leur amertume. Une autre plante , ou plutôt plusieurs autres espèces du même genre, comprises sous le nom commun de artemisia semen contra , sont évidemment supérieures à l’armoise et à l’absinthe comme anthelmintiques.
Le semen contra, abréviation de semen contrà vernies , est un médicament composé de fragments d’espèces d’armoises de l’Orient. Dans le Dictionnaire de Mérat et Delens on peut lire une très-savante dissertation sur l!origine de ce mélange de plantes 5 mais nous ne pensons pas que nous devions ici nous occuper de cette discussion plus importante sous le point de vue de l’histoire naturelle que sous celui de la thérapeutique.
Différentes analyses du semen contrà ont été faites par Bouillon Lagrange, Trommsdorff, Herwy, mais la plus récente et celle qui mérite le plus de confiance est de Wackenroder. 11 a trouvé, sur 100 parties, 20 d’un principe amer et 4 d’une résine balsamique, âcre. Enfin, plus récemment encore, Jahn a préparé un extrait très-actif de semen contrà , qui se donne à dose beaucoup moindre que la poudre ou que l’infusion.
Le semen contrà s’administre surtout en poudre à la dose de 4 à 8 grains ( 1 à 2 gros) , dans l’espace de vingt-quatre heures, dans la soupe, dans la bouillie, en bols, en électuaire. On en prépare des biscuits, des dragées, des confitures , du pain d’épice. On le prend aussi en infusion, 6 à 12 grammes (1 gros et demi à 5 gros ) pour deux tasses d’eau bouillante ou de lait.
Tout à l’heure, en parlant du mercure comme anlhelminlique , nous avons dit que, dans l’électuaire de Vogler, le semen contrà était associé au mercure, mélange très-puissant à coup sûr.