‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 32 sur 242 · DA T IRA · texte numérisé non relu

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yspnées intcrmiltenles , durant depuis longem j»s et revenant chaque nuit avec uneopiniûrett'? désespérante , se guérir complètement par 'usage de la fumée de Belladone ou de datura Iramonium. Souvent nous avons , sans jyiiérir •arfaiteincnt le malade, produit une amélioraion qu’aucune autre médication n’avait obtenue.

Scarlatine. Il nous reste à parler de la prou iété remarquable qu’a la Belladone de préserrer de la scarlatine. Hufeland est celui qui a le dus contribué à accréditer celle idée; il affirme îu’en administrant la Belladone aux personnes oumises à la contagion de la scarlatine, elles ne a contracteront pas dans le moment. Les journaux allemands fourmillent de faits qui semblent infirmer celle singulière idée. Quelque imposante que soient les autorités qui vantent la vertu tropbylaclique de la Belladone dans le cas qui îous occupe , nous avouerons que nous ne pouvons que rester dans le doute, attendu que nous ne •avons jusqu’il quel point les praticiens, dont nous •écusons ici presque entièrement les conclusions, avaient justement apprécié tous les effets des inîuenccs épidémiques. La Belladone administrée dans ce bulse donne à la dosed’un quartde grain plusieurs fois par jour, soit en poudre, soit en extrait.

Mode (V administration et dose.

La forme la plus simp'e et la plus convenable d’administrer la Belladone à l’intérieur serait la poudre, si la poudre était toujours fraîche : on devrait commencer par deux ou quatre grains le premier jour, et il est rare de pouvoir la porter plus haut que douze ou dix-huit grains sans déterminer des phénomènes cérébraux assez violents. Les feuilles et les tiges en infusion sei ont prescrites à la dose de six grains â un scrupule, et nous insistons d'autant plus sur ces doses , que beaucoup d auteurs, qui probablement se sont servis de feuilles altérées, conseillent de prendre l’infusion d’un gros delà plante : or nous avons déterminé plusieurs fois le délire, la diarrhée, et une énorme dilatation des pupilles avec l’infusion de douze grains. Endécoclion, pour l’usage interne, la dose sera la même que pour l’infusion; l’extrait a une activité double de celle de la poudre; la teinture alcoolique se prend à la dose de six, douze, vingt-quatre et même trente- six gouttes. C’est une forme sous laquelle la Belladone doit s’employer de préférence. Pour l’usage externe on n’emploie guère que l’extrait, la tein-

ture alcoolique et la décoction. Les doses ne peuvent pis être indiquées, car elles varient suivant les circonstances. Les décoctions dont nous faisons souvent usage sont faites ordinairement avec une ou deux onces de la plante; le suc des baies de la Belladone ne s’emploie guère que dans les maladies des yeux ; on en instille une ou deux gouttes entre les paupières.

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