‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 56 sur 242 · MENTHE · texte numérisé non relu

MENTHE

lilement des atrabilaires , des hypocondries. Serait-ce en stimulant le cerveau de ces rniers , qu’ils pourraient leur être utiles , en imant cet organe et le transportant vers les oses extérieures , en le détournant de cette diciion fatale qu’il a prise et par suite de laquelle s’occupe de sensations, étudie des actions , épie s phénomènes que la nature a soustraits à son vestigation et â sa puissance ? Ou bien , Gouraient-ils leurs indications dans cette atonie système gastro-hépatique, dans cet étal ner- ■jx et spasmodico-llatulenl des viscères du baslitre et des bypocbondres qui , quoi qu’on en usse dire , est quelquefois le point de départ des feetions dont nous parlons ? On peut admettre s deux influences dans le cas où les exhilarants ériteraienl de conserver une place spéciale dans thérapeutique. Quoi qu’il en soit, la Mélisse est uioncée par un grand nombre de très-anciens tteurs comme par beaucoup de plus modernes iur un des meilleurs exhilaranls: Sérapion prénd « qu’elle ôte toutes inquiétudes et imaginions du cerceau et principalement celles li procèdent d'humeurs mélancoliques ; vicenne, qu'elle réjouit le cœur et fortifie les rprits vitaux ; Dioscoride la compte presque •ujours au nombre des plantes qui ont le plus i pouvoir pour déboucher les conduits du cer- ?au et chasser les morosités causées parl’épaisssement des fluides nerveux ; Fernel , bien jtrement éclairé et digne de foi que les auteurs écédents , parle de la Mélisse en ces termes :

■ emulcet atram bilem ; confertad timorés et islitias quœ occasione nullâ ex atrâ bile .scitantur lœtaque facit somnia etc. , etc. oiis ferons grâce d’une fou e d’autres lémoinages analogues, et dirons seulement que nous ourrions puiser ces témoignages dans Foreslus, ivière , Hoffmann, etc... Ces auteurs ajoutent u'elle aiguise l’esprit et relève la mémoire afîai- -lie. Il est au moins sans inconvénient de presrire l'infusion de Mélisse ou quelques gouttes I eau des Carmes dans un verre d’eau sucrée , outre les divers accidents cérébraux ou hypohondriaques que nous venons de mentionner. )n est bien heureux quand on peut dissiper pour |uelqu« s instants les bizarres inquiétudes ou l’invincible mélancolie de ces derniers malades par in moyen aussi inoffensif, et qui , en définitive, >eut bien ne pas être tout à fait sans influence ant par ses qualités intrinsèques que par la coulante que sa grande renommée doit inspirer â in bypochondriaque. Nous croyons aussi par

analogie pouvoir en recommander l’usage aux vieillards dont les facultés intellectuelles vacillent et s’a fiai sent comme les membres, comme toutes les fonctions qui dépendent de I encéphale. La Mélisse bâtarde, la Cataire, ie Basilic, sont les Labiées les plus rapprochées de la Mélisse par leurs propriétés. ,

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