‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 69 sur 242 · SERPENTAIRE DE VIRGINIE · texte numérisé non relu

SERPENTAIRE DE VIRGINIE

Aristolochia Serpentaria ; Radix Serpentariœ Vircjinianœ . Plante vivace de la famille des Arislolochiées qui croit à la Caroline et à la Virginie. La racine , partie usitée , se compose d’un tronc unique , mince , allongé , donnant naissance à une multitude de fibrilles confondues ensemble, très-rameuses , de couleur brunâtre , douées d’une odeur forte et aromatique et d’une saveur tout à la fois très-chaude, âcre et un peu camphrée. Ces qualiLés soul dues ù une huile essentielle qu’elle contient en grande quanlilô ainsi qu'à un principe amer soluble dans l’eau. Ou y a découvert un alkaloide appelé Setpentarine.

La Serpentaire de Virginie s’administre sous les formes et auxdoses des excitants précédents.

Écorce d’or ange, Cil rus Auranlium , et de Citron, Cilrus Medica. Ces écorces sont assez connues pour que nous puissions nous dispenser de les décrire ainsi que les fruits dont elles proviennent. On les emploie le plus souvent en infusion , quel-

MÉDICAMENTS EXCITANTS

quefois en poudre. On en fait des liuilcs essentielles, des sirops , des teintures employées à titre d’excitants moins énergiques que ceux que nous venons de passer en revue et qui nous restent à indiquer.

POLYGALA DE VIRGINIE.

Po lygala Senega ; Radix Polygalœ Senegce ; plante vivace de l’Amérique du Nord, dont on emploie la racine. Celle-ci a depuis quelques lignes jusqu’à un demi-pouce de diamètre ; elle est tortueuse, ramifiée, offrant dans un point de sa longueur une espèce deligne saillante et rugueuse.

A l’extérieur elle est grisâtre et comme résineuse; sa cassure est plus blanche et fibreuse ; son odeur est assez fade , mais sa saveur en premier lieu nulle ou douce devient bientôt très-âcre, trèspiquante et excite le ptyalisme ainsi qu’une envie de tousser. Elle ne paraît pas contenir d’huile essentielle , mais beaucoup de substances résineuses et alcalines auxquelles on a imposé différents noms, coram e Polygaline , Sènëgine , etc.

Le Polygala s’administre quelquefois en poudre depuis douze grains jusqu’à un demi-gros, mais mieux en infusion et surtout en décoction d’une once pour deux livres d’eau , en faisant considérablement réduire. Celte décoction se prescrit beaucoup dans des potions. Il y a un extrait de Polygala qui s’administreà la dose d’un demigros en pilules ou autrement , et un sirop qu’on ajoute aux juleps et aux potions expectorantes.

Le Polygala commun, Polygala vulgaris , peut remplacer le précédent , dont il possède un peu plus faiblement les propriétés.

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