CHAPITRE XII
Nous avons fait remarquer que plusieurs médicaments possédaient des propriétés tout à la fois antispasmodiques et excitantes qui les plaçaient naturellement entre les deux classes d'agents thérapeutiques qui jouis- • sent sans mélange de l'une ou de l'autre de ces actions. La transition des premiers aux seconds s'établit donc par l'intermédiaire de ces médicaments mixtes. Pour disposer le plus convenablement possible les nuances de cette transition, nous avons rangé sur les dernières limites de la classe des antispasmodiques les agents qui nous ont paru retenir les propriétés de celte classe à un plus haut degré que la propriété stimulante. Nous devons maintenant, toujours pour ménager la gradation successive des antispasmodiques vers les excitants, mettre en tête de ceux-ci les agents qui ont avec eux plus d'analogie qu'avec ceux-là, bien qu'ils conservent encore une très-forte part de vertu antispasmodique, surtout dans des cas spéciaux que nous indiquerons. Les plantes Ombellifères et Labiées, ainsi que quelques Composées, sont celles que nous regardons comme devant établir un passage naturel des antispasmodiques aux excitants purs, car les états pathologiques auxquels on les oppose présentent presque toujours à combattre l'atonie jointe au spasme.